Texte : Pia Schüpbach, photos : Sophie Frei
09:50 Enregistrement. Carine Neyens lance la réunion sur Teams dans le bureau du service d’information et de conseil InfoCancer à Berne. Fabiola In-Albon, la responsable du jour, est en télétravail. Katja Streiff et Carla Stäubli suivent la discussion sur l’écran de Carine. Le lundi est la journée la plus chargée. 18 courriels attendent une réponse. « Quelque chose de particulier aujourd’hui ? », demande Fabiola. Carla mentionne ses conseils proactifs : elle accompagne une jeune femme atteinte d’une tumeur rare et la contacte régulièrement. « La patiente a reçu mauvaise nouvelle sur mauvaise nouvelle ; elle est très angoissée. »
10:00 « Mon téléphone sonne », annonce Fabiola. Fin de la réunion, début du travail. Les trois conseillères présentes dans le bureau parcourent les courriels.
Un appel après l’autre
11:07 Le téléphone de Carine sonne. « InfoCancer, Carine Neyens, bonjour ». La conseillère ne rectifie pas lorsque la femme au bout du fil la salue en l’appelant Madame Meier. Son interlocutrice est inquiète. Son conjoint a reçu un diagnostic de cancer. Le choc est brutal, un traitement éprouvant l’attend. Son épouse cherche des conseils sur l’alimentation. Carine la renvoie à la ligue cantonale contre le cancer, qui propose une consultation nutritionnelle en oncologie.
11:20 À peine la discussion est-elle terminée que le téléphone de Katja sonne. Un Ukrainien explique que le médecin soupçonne une tumeur chez sa mère, qui ne parle ni allemand ni anglais. « Biopsie ou opération, qu’est-ce qui est le mieux ? » Il aimerait un deuxième avis médical. Katja écoute, résume, pose des questions, tout en précisant qu’InfoCancer n’établit pas de diagnostic. Katja conseille encore à son interlocuteur de demander une garantie de prise en charge des coûts à la caisse-maladie pour éviter les mauvaises surprises. « N’hésitez pas à nous rappeler s’il y a autre chose », conclut-elle.