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Consultation en ligne

Oncologie intégrative & thérapies complémentaires

Des expertes et experts répondent à vos questions

L'oncologie intégrative et les thérapies complémentaires sont des approches importantes dans le traitement global du cancer. Cependant, elles ne peuvent être efficaces que si les bonnes informations et un soutien approprié sont disponibles. Afin de pouvoir trouver l’approche la plus adaptée à sa personne, communiquer ses besoins avec des professionel·les intégrant médecine conventionnelle et pratique complémentaire est essentiel. 

Parcourez la sélection suivante de questions et réponses issues de précédentes consultations en ligne et bénéficiez d'informations spécialisées fiables. 

Questions & réponses des expert·es

« Où puis-je avoir accès à l'oncologie intégrative en Suisse ? Je vis en Suisse centrale.
Où puis-je obtenir des conseils sur l'oncologie intégrative ? Malheureusement, mon hôpital n'a pas d'offres de ce type et je dois laborieusement tout rechercher moi-même. Cela demande beaucoup d'énergie. »
— Question de Lilie  (31 mars 2021)­

Dr méd. Marc Schlaeppi :

Bonjour Lilie

Les thérapies complémentaires sont utilisées pour soulager divers symptômes et favoriser l'auto-guérison. L'oncologie intégrative comprend des thérapies complémentaires et des traitements contre le cancer. Ces deux approches différentes ne s'opposent pas et ne s'excluent pas, mais leurs forces et leurs avantages se complètent.

En Suisse, il existe différents instituts ou centres qui proposent des thérapies complémentaires pour le traitement du cancer. Il existe, par exemple, le Centre de médecine intégrative de Saint-Gall , l’ Institut de médecine complémentaire et intégrative de l’hôpital universitaire de Zurich, le Centre du sein de l’hôpital cantonal de Lucerne ou l’Institut de médecine complémentaire et intégrative de l’hôpital universitaire de Berne.

Le terme de médecine intégrative et complémentaire inclut également l'oncologie intégrative.

« Verzenios® me cause des troubles intestinaux. Je souffre d'une colite ulcéreuse qui était restée très calme pendant de nombreuses années. Maintenant que je suis sous traitement, je subis sans cesse de nouvelles poussées. Comment puis-je protéger et soulager mon intestin ?
Mes valeurs de RC (réticulocytes) sont constamment bien en dessous des valeurs thérapeutiques avec Verzenios®. Cela affecte également mon énergie et mon endurance. Que peut-on faire pour y remédier ? »
— Question de Tanja (21 avril 2026)

Dr méd. Marc Schlaeppi, directeur du Centre de médecine intégrative de l'Hôpital cantonal de Saint-Gall :

On comprend que la situation actuelle vous pèse, d'autant plus que votre colite ulcéreuse était stable depuis des années.

Verzenios® peut très fréquemment (chez plus d'un patient sur dix) provoquer les effets indésirables que vous signalez (diarrhée, anémie et fatigue). En cas de colite ulcéreuse préexistante, Verzenios® peut favoriser et aggraver les poussées. 

N'interrompez pas le traitement et n'arrêtez pas Verzenios® de votre propre chef, mais discutez de votre situation avec votre oncologue et votre gastro-entérologue.  

Il est possible que votre colite ulcéreuse se soit réactivée. La diarrhée n'est pas seulement un effet secondaire de Verzenios®. Vous devez donc consulter un gastro-entérologue : demandez à être orientée vers un(e) spécialiste en gastro-entérologie ou prenez rendez-vous avec votre gastro-entérologue.

En complément des mesures discutées avec le gastro-entérologue, un traitement par acupuncture pourrait être envisagé pour soulager la diarrhée et la fatigue.

Une thérapie par le mouvement doux et contrôlé (comme le qi gong, le tai-chi ou l'eurythmie thérapeutique) peut également constituer une option pour améliorer la vitalité.

Adressez-vous à un médecin spécialiste titulaire d'un certificat de capacité reconnu dans le domaine de la médecine complémentaire. Il vérifiera si les traitements de médecine complémentaire mentionnés vous conviennent. Vous pouvez rechercher un point de contact près de chez vous dans la liste des membres du Swiss Network for Integrative Oncology.

« Actuellement sous letrozol suite à cancer du sein, suis fatiguée, pris du poids, insomnie, douleur aux articulations. Je prends du magnésium bysglicinate qui aide un peu. J'ai lu que la créatine peut aider. Qu'en pensez-vous ? Et quels autres conseils ? Merci ! »
— Question de Maria D. (22 avril 2026)

Dr méd. Marc Schlaeppi, directeur du Centre de médecine intégrative de l'Hôpital cantonal de Saint-Gall :

L'efficacité de la créatine dans le traitement ciblé des effets secondaires du létrozole n'est pas prouvée. De plus, certaines données indiquent que la créatine (Memorial Sloan Kettering Cancer Center) peut favoriser la prise de poids due à une rétention d'eau dans les tissus, des crampes musculaires ou des problèmes rénaux ; c'est pourquoi je ne la recommanderais pas dans votre situation.

Selon les directives relatives à la médecine complémentaire dans le traitement des patients en oncologie, la Cimicifuga racemosa (actée à grappes noires en français, black cohosh en anglais) peut réduire les symptômes de la ménopause associés au traitement, tels que les douleurs articulaires. Chez les patientes atteintes d’un cancer du sein ou d’autres tumeurs gynécologiques, la réduction du stress basée sur la pleine conscience peut être utile après un traitement adjuvant. Chez les patientes atteintes d’un cancer du sein, le yoga peut s’avérer bénéfique si pratiqué après la fin de la chimiothérapie ou de la radiothérapie.  

Un traitement d'acupuncture visant à soulager la fatigue pourrait être une possibilité. Une thérapie par le mouvement en pleine conscience (comme le qigong, le tai-chi ou l'eurythmie thérapeutique) peut également constituer une option pour améliorer la vitalité. 

Un·e diététicien·ne pourrait vous donner des conseils nutritionnels personnalisés pour vous aider à contrôler votre poids.

Adressez-vous à un·e médecin spécialiste titulaire d'un certificat de capacité reconnu dans le domaine de la médecine complémentaire. Il ou elle vérifiera si les traitements de médecine complémentaire mentionnés vous conviennent. Vous pouvez rechercher un point de contact près de chez vous dans la liste des membres du Swiss Network for Integrative Oncology.

Veuillez toujours discuter avec votre équipe d'oncologues traitante de l'utilisation de méthodes de médecine complémentaire, en particulier de la prise de compléments alimentaires tels que la créatine et de préparations à base de plantes comme le cimicifuga racemosa. Cela permet de s’assurer que les thérapies complémentaires sont parfaitement adaptées à votre traitement anticancéreux actuel et qu’aucune interaction indésirable ne se produit. 

Vous avez également la possibilité de vous renseigner auprès de la Ligue contre le cancer de votre région sur les offres locales en matière de médecine psychosomatique et de médecine complémentaire, telles que les programmes de réadaptation oncologique, les programmes de gestion de la fatigue, les groupes de relaxation, ainsi que la thérapie par le sport et l'activité physique.

« Pourquoi l’immunothérapie n’est-elle pas une option lors d’un cancer du pancréas ? »
— Question de Claudia (27 avril 2021)

Dr méd. Marc Schlaeppi :

Bonjour Claudia,

Les immunothérapies ne sont malheureusement pas efficaces chez toutes les personnes qui souffrent d’un cancer. Pour quelques types de tumeurs – mélanome et cancer du poumon notamment –, certaines immunothérapies, comme le traitement par inhibiteurs de points de contrôle immunitaire ou par cellules CAR-T, ont déjà démontré une bonne efficacité, ce qui n’est pas le cas pour le cancer du pancréas jusqu’ici. C’est pour cela qu’aucun médicament de ce type n’est autorisé actuellement en Europe pour le traitement standard du cancer du pancréas.

Si une équipe médicale décide malgré tout, avec la patiente ou le patient, d’engager une immunothérapie, on parle d’’utilisation hors étiquette, et la prise en charge des coûts par l’assurance-maladie n’est pas assurée. L’issue du traitement est incertaine.

Je vous encourage, vous ou la personne concernée, à vous renseigner auprès de l’équipe soignante sur les thérapies utilisées et le but visé par celles-ci. Je vous invite également à aborder les méthodes de traitement auxquelles vous vous intéressez afin de savoir pourquoi elles entrent – ou n’entrent pas – en ligne de compte.

Des mesures relevant de la médecine intégrative peuvent être une option supplémentaire à des fins de soulagement et de soutien, p. ex. une thérapie par le gui, un traitement d’acupuncture ou des approches corps-esprit.

« Bonjour. Ma mère, atteinte d’un cancer du poumon, est en traitement palliatif depuis bientôt une année. Depuis juin 2020, elle reçoit une chimiothérapie toutes les trois semaines, et en janvier 2021, elle a également subi une radiothérapie des poumons et de la tête.
Deux à trois mois après le diagnostic, elle a réussi à arrêter de fumer. Mais ce qui m’inquiète, c’est qu’elle boit régulièrement de l’alcool. Je ne connais pas les quantités exactes, mais j’estime sa consommation à une demi-bouteille, voire une bouteille entière de vin par jour. Elle boit bien sûr en cachette.
Il y a trois jours, elle a pu passer à un autre médicament, l’entrectinib ; elle en prend trois comprimés par jour. Dans quelle mesure une consommation régulière d’alcool est-elle dangereuse lorsqu’on suit une chimiothérapie/un traitement à l’entrectinib ?
Merci beaucoup EminaJ »
— Question de Eminaj (27 avril 2021)

Dr méd. Marc Schlaeppi :

Bonjour EminaJ,

Vous nous demandez conseil pour votre mère, qui se trouve en situation palliative à la suite d’un cancer du poumon et reçoit de l’entrectinib. Votre maman a réussi à arrêter de fumer, mais elle boit en cachette une bouteille de vin par jour environ. Vous souhaitez savoir quelle influence la consommation d’alcool a lorsqu’on prend de l’entrectinib.

La consommation combinée d’alcool et de médicaments peut engendrer de nombreuses interactions indésirables qui peuvent être dangereuses.
Pouvez-vous imaginer aborder le problème avec votre mère ? Avec son accord, discutez-en ensuite avec le médecin.

Je ne sais pas quelle influence la consommation d’alcool a lorsqu’on prend de l’entrectinib. C’est là également un point que votre mère ou vous – si elle est d’accord – devriez discuter avec l’oncologue traitant.

« Ma maman de 73 ans souffre d'un myelome multiple. Elle a entendu parler de traitement avec de la vitamine C. Son oncologue serait d'accord de lui administrer ce traitement, à condition qu'elle lui trouve un protocole … Actuellement elle est sous Iscador. L'année passée elle a fait une chimiothérapie.
Avez-vous connaissance d'un traitement de ce type ou d'un centre oncologique qui pratique ce genre de traitement ? Merci d'avance »
— Question de Gabrielle (3 mai 2021)

Marc Schlaeppi, Dr med.

Selon ses promoteurs, l’administration de vitamine C injectable devrait accroître l’efficacité de la thérapie du cancer, prolonger la survie en cas de maladies cancéreuses incurables, prévenir le cancer, intégrer les thérapies conventionnelles.

Les études cliniques conduites jusqu’à présent n’ont pas fourni des évidences suffisantes qui démontrent que la vitamine C soit efficace contre le cancer chez l’être humain. Par conséquent l’administration de Vitamine C en grandes doses ne peut pas être recommandée pour le traitement du cancer.

Les effets secondaires de la vitamine C à haute dose sont mineurs à condition que la patiente soit adéquatement monitorée et, en particulier, qu’un déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase et une maladie rénale soient exclus.
Néanmoins, à mon avis, la Vitamine C à haute doses doit encore être considérée comme une thérapie expérimentale dans le cadre d’études cliniques.

Pour une perfusion intraveineuse à doses physiologiques, il existe un schéma d’administration sur le site web de la Pharmacie des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG).

« Bonjour,
Atteinte d’un cancer du poumon avancé, ma mère a effectué plusieurs cycles de chimiothérapie jusqu’à la fin 2020. Elle aurait dû commencer une immunothérapie ces jours, mais le traitement a été repoussé à la suite de problèmes de santé. Je suis à la recherche d’une méthode complémentaire qui ralentirait la croissance de la tumeur et aiderait ma mère à se sentir mieux. Que me conseillez-vous ? À qui devons-nous nous adresser ? Merci beaucoup. »
— Question d'Anna (22 avril 2021)

Marc Schlaeppi, Dr med.

Vous aimeriez combler la lacune thérapeutique en jouant un rôle actif dans le traitement de votre mère. Vous ne voulez négliger aucune piste pour aider votre maman et vous souhaitez savoir ce qui pourrait encore être fait pour améliorer son pronostic et sa qualité de vie. Vous espérez trouver dans les médecines complémentaires une méthode de traitement efficace contre la tumeur pulmonaire et ses conséquences.

L’efficacité de la médecine complémentaire pour prolonger la survie lors d’un cancer du poumon avancé n’a pas pu être démontrée scientifiquement. De nombreuses personnes atteintes d’un cancer n’en ont pas moins recours à des méthodes complémentaires pour améliorer leur qualité de vie. Ces méthodes peuvent être intégrées dans la médecine oncologique et palliative. Il est essentiel que l’oncologue qui suit votre mère sache quelles préparations (aussi à base de plantes) issues de la médecine complémentaire elle prend le cas échéant afin de pouvoir exclure d’éventuelles incompatibilités avec le traitement conventionnel / la thérapie classique en cours.

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