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Rapport annuel de la Ligue suisse contre le cancer 2017

La recherche sur le cancer

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Des progrès grâce à la recherche

Pendant des siècles, l’humanité ne savait pas comment se défendre contre le cancer. Puis la science a graduellement amélioré la connaissance de la maladie. Les chances de survie de nombreuses personnes malades ont ainsi considérablement augmenté.

Le cancer est vraisemblablement aussi vieux que l’humanité. Ce que semblent démontrer des os, dont l’âge est estimé à 1,7 million d’années, déformés par des tumeurs et attribués à des hommes préhistoriques, retrouvés l’année passée dans une grotte en Afrique du Sud. Durant la plus grande partie de son histoire, l’humanité n’a pas pu se défendre contre la maladie. Ainsi Imhotep, un savant de l’Egypte ancienne, écrit il y a 4000 ans, dans les premiers documents à nous parvenir mentionnant une maladie oncologique, qu’il n’existe « pas de traitement » contre « des gonflements sur la poitrine, grands, en expansion et durs ».
Ce n’est que lorsque la médecine a domestiqué l’usage de produits anesthésiants et désinfectants au XIXe siècle que ce désespoir a lentement pris fin. Seules l’aptitude à combattre la douleur et la possibilité d’éloigner les germes des plaies ont permis à des chirurgiens téméraires d’extraire des tumeurs du corps. William Halsted, qui opère pour la première fois une patiente d’un cancer du sein en 1882 à New York, appartient à ces pionniers. Dans le but d’éliminer le cancer avec ses racines, il ne consent aucun compromis: il n’enlève pas seulement tout le sein, mais aussi tous les muscles sous-jacents.

Une amélioration constante des options de traitement
Après l’opération, de nombreuses patientesne peuvent plusbouger leur bras et souffrent de douleurs chroniques. Mais 40 % des patientes sont toujours vivantes cinq ans après l’opération, soit deux fois plus que celles n’ayant reçu aucun traitement; l’absence de traitement représente d’ailleurs la norme à cette époque, comme William Halsted le mentionne dans la description scientifique de sa technique. Au cours du temps, ses successeurs affinent sa méthode et améliorent les résultats du traitement.
En 1895, Conrad Röntgen découvre « un nouveau type de rayons ». Quatre ans plus tard seulement, des médecins suédois utilisent pour la première fois les tout nouveaux rayons X pour traiter une patiente ayant un cancer de la peau. Cela ouvre la voie à une nouvelle forme de traitement du cancer – la radiooncologie. Des cliniques de radiothérapie s’ouvrent partout. On ne comprend que plus tard que les rayons chargés d’énergie peuvent à leur tour générer des cancers.
La chimiothérapie, troisième pilier des traitements anticancéreux actuels, n’émerge qu’après la Deuxième Guerre mondiale. Le pathologiste Sydney Farber en pose les fondements, lorsqu’il commence, par désespoir, à traiter des enfants atteints de leucémie – mortelle à cette époque – avec une toxine cellulaire. Chez 10 enfants sur 16, il obtient ainsi « des améliorations significatives qui durent trois mois jusqu’au moment de la rédaction du rapport», comme lui et ses collègues le décrivent dans une revue scientifique en 1948.
Les efforts infatigables de nombreuses chercheuses et de nombreux chercheurs ont mené pas à pas (et avec presque autant de faux pas) à une amélioration constante des options de traitement. A l’heure actuelle, 70 ans plus tard, plus de quatre enfants sur cinq peuvent être sauvés de la mort d’un point de vue statistique.

Le meilleur atout dans la « guerre contre le cancer »
Encouragé par le succès des traitements – pour lesquels on combine de plus en plus souvent depuis les années 60 des opérations, des rayons et diverses toxines cellulaires – le président américain Richard Nixon déclare en 1971 « la guerre contre le cancer » (« war on cancer »). Depuis lors, l’humanité a gagné de nombreuses batailles importantes contre la maladie, les chances de survie de nombreux malades ont fortement augmenté. Mais nous n’avons malheureusement  toujours  pas gagné « la guerre contre le cancer ».
La question de savoir si une victoire définitive est possible, ou si nous devons nous habituer à l’idée que le cancer, corollaire du vieillissement, fait dans une certaine mesure partie de notre biologie, reste actuellement ouverte. Néanmoins, la science est notre meilleur atout dans la lutte contre la maladie. Et tout succès de la recherche – même s’il peut paraître mineur – nourrit à juste titre l’espoir que l’humanité continuera à faire des progrès importants dans le traitement et la lutte contre le cancer.

Plus de 18 millions de francs
Pour cette raison, la Ligue suisse contre le cancer et son organisation partenaire, la fondation  Recherche  suisse  contre le cancer, vont poursuivre leur engagement dans la promotion de la recherche. En 2017, elles ont reçu 162 demandes de financement – et soutenu 67 nouveaux projets avec 18,1 millions de francs au total.