krebsliga_aargaukrebsliga_baselkrebsliga_bernkrebsliga_bern_dekrebsliga_bern_frkrebsliga_freiburgkrebsliga_freiburg_dekrebsliga_freiburg_frkrebsliga_genfkrebsliga_genf_newkrebsliga_genf_new_mobilekrebsliga_glaruskrebsliga_graubuendenkrebsliga_jurakrebsliga_liechtensteinkrebsliga_neuenburgkrebsliga_ostschweizkrebsliga_schaffhausenkrebsliga_schweiz_dekrebsliga_schweiz_fr_einzeiligkrebsliga_schweiz_frkrebsliga_schweiz_itkrebsliga_solothurnkrebsliga_stgallen_appenzellkrebsliga_tessinkrebsliga_thurgaukrebsliga_waadtkrebsliga_wallis_dekrebsliga_wallis_frkrebsliga_zentralschweizkrebsliga_zuerichkrebsliga_zug
Ligue contre le cancerService de médiasCommuniqués de presseToujours plus nombreux, les Cancer Survivors ont des besoins spécifiques en soins et soutien
Survécu à un cancerCommuniqué de presse

Toujours plus nombreux, les Cancer Survivors ont des besoins spécifiques en soins et soutien

04. novembre 2026

Le nombre de personnes touchées par le cancer est en augmentation constante. Près d’un demi-million de personnes en Suisse vivent avec et après un cancer, révèle une étude nationale basée sur les registres du cancer ; pour la plupart d’entre elles, le diagnostic remonte à plus de 5 ans. Les « Cancer Survivors », selon l’expression consacrée, ont besoin d’un soutien spécifique, dépassant l’aspect purement médical.

Selon une récente étude, près de 495 000 personnes en Suisse ( 5,5% de la population du pays ) sont atteintes d’un cancer ou l’ont été dans le passé. Le diagnostic le plus fréquent chez l’homme est le cancer de la prostate ( 40% de tous les cas de cancer ) ; chez la femme, il s’agit du cancer du sein ( 44% ). Près de la moitié des personnes concernées ont plus de 70 ans. 

 

Près de deux fois plus de « Cancer Survivors » qu’il y a 20 ans

En l’espace de deux décennies, le nombre de personnes vivant avec un diagnostic de cancer a presque doublé. « Les raisons sont multiples. Les chances de survie sont meilleures que jadis grâce aux progrès réalisés en matière de dépistage, de diagnostic et de thérapies. D’autre part, la croissance de la population et le vieillissement entraînent une augmentation des cas de cancer », commente Dr med. Katharina Staehelin, directrice de l’Organe national d’enregistrement du cancer, et co-autrice de l’étude. La plus forte augmentation des cas est enregistrée chez les femmes atteintes de cancer du poumon et les hommes atteints de mélanome. On relève également une forte progression du cancer colorectal, de la prostate et du col de l’utérus chez les moins de 50 ans.   

 

La grande majorité des gens vivent lontemps après le diagnostic – avec des séquelles  

Le critère du temps écoulé depuis le diagnostic est révélateur : 64 % des hommes et 71 % des femmes atteints de cancer vivent toujours cinq ans après le diagnostic de la maladie ; considérés souvent comme guéris ou d’un un état stable du point de vue médical, les Cancer Survivors continuent pourtant de faire face aux séquelles à long terme de la maladie : charge psychique, exclusion sociale, solitude, difficultés financières.

 

Situation insatisfaisante par rapport aux besoins en suivi coordonné 

Aujourd’hui, la Ligue contre le cancer propose une palette d’offres correspondant aux besoins spécifiques des Cancer Survivors, par exemple le projet pilote «myOncompass» élaboré avec plusieurs partenaires: via une application pour smartphone, les personnes atteintes de cancer remplissent un questionnaire sur leurs symptômes. Si souhaité, elles peuvent entrer en contact avec un-e spécialiste afin de déterminer ensemble les prochaines étapes et faire appel aux prestations adéquates – gratuitement et indépendamment de la nature des symptômes (physiques, sociaux, financiers). L’application aide aussi les personnes concernées à organiser efficacement le suivi. 

« Ce projet pilote démontre les potentialités considérables d’un suivi coordonné. Mais au vu du nombre élevé de personnes concernées, beaucoup d’autres mesures seraient nécessaires », relève Mirjam Lämmle, directrice de la Ligue suisse contre le cancer. Un avis partagé par l’autrice de l’étude : « Les nombreuses personnes vivant à long terme avec un diagnostic de cancer derrière elles ont besoin d’accompagnement médical, de suivi, de réadaptation et de soutien psycho-social.»

 

Pour des soins coordonnés et basés sur les données dans toute la Suisse 

Dans le prolongement de cette étude, la Ligue suisse contre le cancer invite les autorités politiques et de la santé à mettre en place un plan d’action, notamment :   

  • mettre en œuvre les mesures issues du Plan Cancer national : au sein du Plan Cancer, la Ligue contre le cancer œuvre à une prise en charge coordonnée des Cancer Survivors, soit un dépistage coordonné à l’échelle nationale de qualité certifiée en vue d’identifier au plus tôt les personnes ayant des besoins accrus en matière de soutien – même plusieurs années après la fin du traitement, mais aussi un Survivorship Care Plan individualisé afin qu’elles bénéficient d’un soutien adapté.
  • généraliser l’accès aux offres pour Cancer Survivors : les instruments – tel myOncompass – axés sur la prise en charge psychosociale, la réadaptation oncologique et le suivi à long terme ne doivent pas rester l'apanage de quelques organisations, hôpitaux et cantons mais être aisément accessibles dans toute la Suisse.
  • planifier les soins en fonction de la prévalence: des données actualisées en matière de prévalence sont indispensables pour planifier les soins, identifier au plus tôt les tendances et développer les offres de manière ciblée.


Davantage d’informations 

À propos de l’étude 

L’Institut national pour l’épidémiologie et l’enregistrement du cancer (NICER) – avec l’appui d’autres scientifiques – a analysé les registres du cancer 1980-2021 dans toute la Suisse afin de dégager la prévalence à fin 2025, c’est-à-dire le nombre de personnes dans une population souffrant à un moment donné d’une maladie donnée. Les auteurs et autrices de l’étude ont pris en considération toutes les maladies cancéreuses malignes – à l’exception des cancers de la peau non-mélanome. L’étude financée par Recherche suisse contre le cancer (RSC) est parue dans Swiss Medical Weekly (SMW).

Grâce aux nouvelles méthodes, soulignent les auteurs et autrices, on disposera à l'avenir d'estimations régulières et actualisées sur la prévalence du cancer en Suisse. Cela permettra d'évaluer à intervalle régulier les besoins en matière de santé, d'identifier les tendances au plus tôt et d'y apporter des réponses ciblées.

Organe national d’enregistrement du cancer

La Ligue contre le cancer conseille, soutient et informe les personnes touchées par le cancer et leurs proches. Elle s’engage de manière ciblée dans la prévention et le dépistage et encourage la recherche indépendante sur le cancer. La Ligue contre le cancer est une association nationale qui regroupe 18 ligues cantonales et régionales et une organisation faîtière, la Ligue suisse contre le cancer. Elle est principalement financée par des dons.

 

InfoCancer
InfoCancer

Les personnes concernées, les proches et toutes personnes intéressés peuvent s’adresser à InfoCancer en semaine par téléphone, courriel, chat ou WhatsApp de 10h à 18h.

Faire un don
InfoCancer
InfoCancer