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Ligue contre le cancerCoronavirus et cancer: questions et réponses

Coronavirus et cancer: questions et réponses

Vous trouverez ci-joint une liste de questions fréquemment posées par les personnes atteintes d’un cancer et par leurs proches concernant le coronavirus. Les questions sont classées par thèmes : «Questions médicales», «Prévention» et «Droit du travail».

Les informations seront actualisées à intervalles réguliers (état 28 avril 2020).

Maladie à coronavirus et cancer

Le nouveau coronavirus peut être dangereux pour les personnes de plus de 65 ans et pour celles qui souffrent déjà d’une maladie. Selon l’Office fédéral de la santé publique, les personnes atteintes des maladies suivantes sont particulièrement à risque (personnes vulnérables) :

  • l’hypertension artérielle ;
  • le diabète ;
  • les maladies cardiovasculaires ;
  • les maladies chroniques des voies respiratoires ;
  • une faiblesse immunitaire consécutive à une maladie ou un traitement ;
  • le cancer.

Les personnes touchées par le cancer, qu’elles soient en traitement ou guéries ou qu’elles viennent d’apprendre le diagnostic, ont souvent un système immunitaire affaibli, ce qui les rend plus vulnérables aux infections. Dans bien des cas, elles présentent d’autres pathologies qui augmentent encore le risque, comme l’asthme ou une maladie cardiovasculaire.

Malheureusement, on dispose actuellement de peu d’informations sur la façon dont les personnes atteintes d’un cancer réagissent au contact du nouveau coronavirus. Par ailleurs, la situation peut être très différente d’un patient à l’autre.

Les personnes atteintes d’un cancer appartiennent fondamentalement toutes au groupe à risque

Toutefois, chaque patient ou patiente ne présente pas le même risque de contracter l’infection au coronavirus et de développer des complications médicales sévères. Le risque d’infection et de complications médicales sévères dépendent – outre la maladie cancéreuse – de plusieurs autres facteurs, comme par exemple le type de cancer, l’organe concerné, le stade du traitement, l’âge et la présence d’autres maladies. Un autre facteur tient à l’état du système immunitaire, s’il est affaibli ou entièrement rétabli. 

Pour l’heure, nous disposons de trop peu d’expériences sur la manière dont les personnes atteintes d’un cancer, ou ayant survécu à un cancer, réagissent au coronavirus. C’est pourquoi les patientes et patients atteints d’un cancer ou après un cancer, ainsi que les personnes touchées une fois dans leur vie par le cancer, devraient fondamentalement se montrer prudentes (principe de précaution) et suivre les  Recommandations de l’office fédéral de la santé publique pour les personnes particulièrement vulnérables  afin d’éviter autant que possible tout risque d’infection au coronavirus. Les patientes et patients atteints d’un cancer devraient en tous les cas s’entretenir avec leur médecin traitant afin de ne pas remettre en cause le succès de la thérapie en cours. C’est avec les personnes ayant achevé leur thérapie que le médecin traitant peut le mieux évaluer le risque individuel.

Cela dépend ; il convient d’examiner chaque cas individuellement. Contactez votre oncologue par téléphone. L’équipe médicale pèsera le pour et le contre d’une interruption de votre chimiothérapie avec vous.

Les radiothérapies, les thérapies par anticorps ou les immunothérapies devraient si possible être suivies jusqu’au bout pour ne pas compromettre le succès du traitement. Vous devriez en tous les cas en discuter avec votre médecin.

Vous pouvez le faire si le report de ces rendez-vous ne compromet pas le succès de votre traitement contre le cancer. C’est le cas par exemple pour le traitement de maladies chroniques évoluant lentement, un examen de contrôle ou un traitement complémentaire planifié, mais pas impérativement nécessaire. Vous devriez en tous les cas en discuter avec votre médecin.

En principe, ce n’est pas nécessaire. Un traitement contre le cancer déjà planifié ne devrait être repoussé que pour des raisons majeures. Contactez votre spécialiste médical par téléphone. En règle générale, les médecins évaluent pour chaque patient les bénéfices du traitement par rapport aux effets dommageables possibles  (effets indésirables, p. ex.). Pour cela, ils tiennent également compte du risque individuel de développer le Covid-19. Ce risque n’est pas le même chez toutes les personnes concernées ; il varie en fonction des conditions de vie, de l’environnement professionnel et des contacts personnels.

Une personne qui ne traite pas son cancer s’expose à un risque. Les malades dont le cancer est sous contrôle grâce à un traitement spécifique sont généralement moins sujets aux infections que ceux qui ne sont pas soignés efficacement.

Il est rare qu’une infection par le nouveau coronavirus ait des conséquences mortelles. On a toutefois constaté que les formes sévères de la maladie touchent essentiellement des personnes dont le système immunitaire est affaibli. De ce fait, vous devriez vous isoler en restant chez vous.

Vos organes étant affaiblis, vous présentez un risque particulier. Vous devriez par conséquent vous protéger en vous isolant chez vous.

Prévention

L’Office fédéral de la santé publique recommande les mesures suivantes :

  • Si vous exercez une activité professionnelle, vous devriez travailler uniquement depuis chez vous (télétravail).
  • Restez chez vous. Évitez les contacts directs avec les personnes qui ne vivent pas sous le même toit que vous.
  • Demandez à des amis ou à un voisin de faire vos courses et de les déposer devant votre porte.
  • Si vous devez vous rendre chez le médecin, allez-y en voiture, à vélo ou à pied. Si ce n’est pas possible, prenez un taxi.
  • Gardez une distance d’au moins deux mètres avec les autres personnes.
  • Si vous présentez des symptômes (difficultés respiratoires, toux et fièvre), appelez immédiatement votre médecin ou un hôpital. Expliquez que vous appelez à cause du nouveau coronavirus et que vous avez un risque élevé de tomber malade. Décrivez vos symptômes.

Si vous ne vivez pas avec cette personne, abstenez-vous de lui rendre visite. Demandez-lui comment vous pouvez l’aider (en faisant ses courses, p. ex.). Utilisez le téléphone ou un autre moyen de communication pour rester en contact avec elle ; le maintien des liens par ce biais est bénéfique.

Il n’existe aucune preuve scientifique selon laquelle le port du masque protège des infections. C’est pourquoi un masque de protection n’aide guère à se protéger du nouveau coronavirus. Il peut même créer un faux sentiment de sécurité et contribuer à négliger les autres règles importantes, comme se laver les mains ou respecter la distance sociale.

A l'inverse, le port du masque est approprié dans certaines situations afin de ne pas infecter d’autres personnes. Le masque peut retenir une partie des gouttelettes projetées en toussant ou en parlant, qui peuvent contenir des virus ou d’autres germes.

Important : quand quelqu’un porte un masque de protection, cela ne signifie pas qu’il ou elle soit atteint-e du nouveau coronavirus.

Porter un masque de protection est indiqué partout où la distance de sécurité (2 mètres) ne peut être respectée en tout temps et où il est difficile d’éviter d’autres personnes. Par exemple dans les transports publics (bus, train, tram), salle d’attente chez le médecin ou autres espaces fortement occupés.

Les personnes ayant certaines affections tels que refroidissements ou des symptômes grippaux devraient porter un masque de protection lorsqu’elles sortent de chez elles, afin de ne pas contaminer les autres. Les recommandations de sécurité en vigueur doivent néanmoins en tout temps être respectées, même si l’on porte un masque de protection. 

Fumer

On ne sait pas mais : Fumer augmente la fréquence de contact entre les mains et la bouche ce qui augmente le risque d’infections virales. Fumer a un effet défavorable sur le système immunitaire ce qui rendrait les fumeurs plus susceptibles aux infections virales (1). L’enzyme de conversion de l’angiotensine II (ACE2, présent à la surface des cellules) agirait comme récepteur au Covid-19 et serait ainsi une porte d'entrée du Covid-19 dans l'organisme humain. Des données récentes suggèrent que ce récepteur ACE2 est plus actif chez les fumeurs (2), ce qui les rendraient plus à risque d’infection au Covid-19 comparativement aux non-fumeurs. Cependant, les interactions entre la consommation de tabac et l’expression d’ACE2 semblent varier selon divers facteurs.

C’est possible car: Fumer augmente le risque de maladies pulmonaires, réduit la capacité pulmonaire et entraine une inflammation des voies respiratoires, ce qui peut augmenter le risque de développer une pneumonie ou une grave complication chez les malades Covid-19. Fumer augmente le risque de maladie cardio-vasculaire et de diabète, qui sont aussi des facteurs d’aggravation chez les malades Covid-19. Selon certaines données, les fumeurs présentent un risque plus élevé de développer une forme sévère de Covid-19. Toutefois cette association n’est pas retrouvée dans toutes les études disponibles à ce jour. D’autres facteurs tels que l’âge, le sexe et l’état de santé général jouent un rôle prépondérant dans le pronostic du Covid-19.

On ne sait pas mais: L’exposition à la fumée passive augmente le risque d’infections, notamment chez les enfants. Par conséquent, il est recommandé d’éviter d’exposer son entourage à la fumée passive, et ce en tout temps. Dans le cas de l’épidémie au Covid-19, les mêmes recommandations s’appliquent. L’exposition passive à l’aérosol des vaporettes existe aussi et n’est probablement pas sans risque. Toutefois l’aérosol des vaporettes contient considérablement moins d’éléments toxiques que la fumée de la cigarette classique.

On ne sait pas, mais: Le risque d’infections diminue après l’arrêt du tabac. Les fonctions pulmonaires peuvent aussi s’améliorer et des bénéfices cardiovasculaires apparaissent rapidement après l’arrêt. Plus l’arrêt est intervenu il y a longtemps (et tôt dans la vie d’une personne) plus la récupération est grande. Il se peut donc que les risques de complications de la maladie Covid-19 diminuent avec le temps écoulé après l’arrêt de tabac.

Ligne stop-tabac  0848 000 181 Les conseillères de la Ligne stop-tabac sont à votre écoute. Ils répondent volontiers à vos questions et vous apportent leur soutien. Profitez ainsi d’un suivi personnalisé et gratuit. La Ligne nationale stop-tabac est disponible en 10 langues https://www.stopsmoking.ch/fr/ligne-stop-tabac

Source : Nous avons développé les informations de cette page sur la base d'un FAQ "Covid-19 et tabagisme" élaboré par Unisanté à Lausanne.

 

 

Droit du travail

Il y a quelques jours, le Conseil fédéral a précisé dans quelles conditions les personnes vulnérables étaient dans l’obligation de se rendre au travail. Voici les différents cas de figure :

  1. Si les tâches habituelles peuvent être effectuées depuis chez soi, l’employeur devrait proposer le travail à domicile (télétravail).
  2. Si cela n’est pas possible, mais qu’un autre travail peut être effectué depuis la maison, l’employeur devrait permettre l’accomplissement de ce travail à domicile. Le salaire ne change pas.
  3. Si le télétravail s’avère impossible, les tâches exigeant une présence sur place, des conditions strictes doivent être remplies sur le lieu de travail. Les collaborateurs ne doivent pas être exposés à un risque plus élevé que s’ils travaillaient à domicile. Les contacts rapprochés ne sont par exemple pas autorisés.
  4. Enfin, si le travail sur place exige des contacts rapprochés, des mesures de protection strictes doivent être appliquées conformément au principe  STOP (substitution, mesures techniques, mesures organisationnelles, équipement de protection individuelle) :
    • a) Dans la mesure du possible, les personnes vulnérables effectuent des tâches n’exigeant aucun contact direct avec d’autres personnes.
    • b) Des mesures techniques sont prises pour remplacer les contacts directs. La communication avec la clientèle a lieu par voie électronique, par exemple ; il est également possible de monter des vitres de protection en plexiglas. Du désinfectant est mis à disposition.
    • c) Le travail est organisé de façon à éviter tout risque de contamination.
    • d) Les collaborateurs reçoivent un équipement de protection individuelle

Vous êtes tenu de remplir vos obligations professionnelles si votre travail peut être organisé conformément aux points 1 à 4. Vous avez cependant le droit d’être entendu et de refuser d’accomplir une tâche qui vous a été attribuée si les conditions susmentionnées ne sont pas remplies ou si le risque de contamination demeure trop élevé en dépit de mesures de protection correctes.

Votre employeur peut exiger un certificat médical. Dans pareil cas, les circonstances particulières doivent être spécifiées (voir la question « Comment dois-je procéder si je suis une personne vulnérable ? »).

S’il s’avère impossible de vous occuper conformément aux points 1 à 4 ou si des raisons particulières le justifient, votre employeur doit vous libérer de l’obligation de travailler tout en vous versant l’entier de votre salaire.

Expliquez à votre employeur que vous êtes particulièrement à risque.
Vous êtes en droit de refuser de travailler si les mesures de protection ne sont pas appropriées ou si, pour des raisons particulières, vous estimez que le risque d’infection est trop élevé malgré les mesures prises par l’employeur. Celui-ci peut exiger un certificat médical.

Demandez à votre médecin d’établir un certificat médical décrivant les risques encourus ainsi que votre capacité à travailler dans le contexte du Covid-19 (sans spécifier d’autres aspects relatifs à votre santé). Ce certificat doit aussi comprendre une évaluation professionnelle et objective si l’employé refuse d’effectuer les tâches qui lui sont attribuées. En cas de doute, l’employeur est en droit de demander un examen auprès d’un médecin-conseil.

Rappelez à votre employeur son devoir d’assistance. Il est tenu de prendre les dispositions nécessaires pour protéger la santé de son personnel. Si le télétravail est possible, votre employeur devrait l’autoriser. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) recommande expressément de travailler depuis chez soi.

Si vous ne faites pas partie des personnes particulièrement à risque et souhaitez néanmoins travailler depuis chez vous, il convient d’examiner si votre employeur applique les directives de l’Office fédéral de la santé publique et remplit ainsi son devoir d’assistance. Si les dispositions prises pour vous protéger d’une contamination sur votre lieu de travail sont suffisantes, vous devez continuer à vous y rendre. Discutez avec votre employeur pour trouver une solution qui vous satisfasse tous les deux.

Si vous avez des symptômes tels que toux (toux sèche, irritative), maux de gorge, essoufflement et/ou fièvre, sensation de fièvre, douleurs musculaires, restez chez vous et évitez les contacts avec d’autres personnes. L’Office fédéral de la santé publique a publié une fiche d’information sur l’auto-isolement. Vous pouvez mettre fin à celui-ci 48 heures après la disparition des symptômes, pour autant qu’au moins dix jours se soient écoulés depuis les premiers signes de l’infection.

Informez votre employeur que vous êtes en auto-isolement. Vous devriez toucher les mêmes indemnités qu’en cas de maladie.

Si vous faites ménage commun avec une personne particulièrement à risque, vous devez tout mettre en œuvre pour ne pas la mettre en danger. D’un autre côté, toutefois, vous devez satisfaire à votre obligation de travail.

Si vous êtes dans ce cas, discutez avec votre employeur pour trouver une solution satisfaisante, adaptée à la situation.

Chaque employeur est tenu de protéger la santé de son personnel. Il ne doit pas l’exposer à un risque inutile et est tenu de prendre toutes les mesures de précaution nécessaires. Il doit par conséquent respecter les recommandations de l’Office fédéral de la santé publique. Cela implique par exemple qu’il informe son personnel du risque de contamination et qu’il veille à ce qu’il puisse se laver régulièrement les mains.

Si votre employeur ne respecte pas les consignes, vous devriez exiger qu’il le fasse. 

Directives anticipées

La pandémie de Covid-19 amène de nombreuses personnes à s’interroger sur la maladie et la mort. Peut-être avez-vous songé vous aussi à ce qu’il se passerait si vous contractez la maladie ? C’est pourquoi nous souhaitons vous communiquer quelques informations au sujet des directives anticipées (et du mandat pour cause d’inaptitude). Elles ont été élaborées avec l’aide d’experts de la Ligue contre le cancer, de la Croix-Rouge suisse et de Pro Senectute.

En cas d’infection par le coronavirus, pneumonie et détresse respiratoire ne surviennent que dans des cas sévères. Les groupes à risque y sont beaucoup plus exposés, en particulier les personnes souffrant d’une maladie chronique ou d’une affection grave (maladie cardiaque ou pulmonaire, diabète, cancer, p. ex.). Bien souvent, la personne atteinte du virus pourra faire part de ses volontés concernant le traitement à ses proches et à l’équipe médicale. Il est cependant utile de s’interroger dès à présent sur les soins médicaux que l’on souhaite recevoir si une telle situation devait se présenter. Les principales décisions à prendre concernent en l’occurrence le souhait ou le refus d’une hospitalisation ainsi que le souhait ou le refus de placement en réanimation avec assistance respiratoire. L’établissement de directives anticipées permet de clarifier les choses, afin que les volontés de chacun puissent être respectées en cas d’urgence.

Si vous réfléchissez à vos souhaits et besoins concernant les traitements à administrer et que vous aimeriez consigner ceux-ci dans des directives anticipées, parlez-en à vos proches ou à votre entourage. Vous pouvez également en discuter (par téléphone) avec votre médecin traitant ou un conseiller d’une ligue cantonale ou régionale contre le cancer. Si des décisions devaient être prises le cas échéant, le fait d’avoir abordé le sujet au préalable est une grande source de soulagement, aussi bien pour le personnel médical que pour les proches.

Les personnes ayant déjà établi leurs directives anticipées peuvent reconsidérer leurs souhaits quant à un traitement médical intensif en lien avec une maladie infectieuse grave comme le Covid-19. Différentes possibilités s’offrent à vous et méritent que vous y réfléchissiez :

  • Aimerais-je bénéficier de soins médicaux intensifs illimités si je devais souffrir du Covid-19 ?
  • Voudrais-je aller à l’hôpital pour recevoir des traitements qui ne peuvent pas être prodigués à la maison (p. ex. afin de pouvoir traiter des symptômes lourds) ?
  • Pendant la crise du Covid-19, d’autres urgences ou situations nécessitant un traitement peuvent survenir. Est-ce que je désire éviter une hospitalisation si une prise en charge palliative est possible à domicile, dans une maison de retraite ou un établissement médico-social ?

Si vous avez déjà établi des directives anticipées mais parvenez à la conclusion que vous voyez les choses différemment quant aux mesures destinées à prolonger la vie en cas de maladie due au Covid-19, vous pouvez exprimer vos volontés sur une feuille complémentaire. Nous vous conseillons d’intituler ce document « Complément aux directives anticipées : instructions en cas de Covid-19 ».
Pour ce faire, vous pouvez télécharger la version courte des directives anticipées sur la page Internet https://www.pallnetz.ch/acp-nopa.htm (en allemand uniquement) ; les Ligues zurichoise et argovienne contre le cancer, de même que la Ligue des deux Bâles, s’appuient sur ce concept et peuvent vous apporter leur aide pour la rédaction de ce complément. Pour les Romands, il existe une version abrégée des directives anticipées en lien avec le Covid-19 en français à la page https://www.pallnetz.ch/acp-patientenverfuegungen.htm. Le contenu de la feuille complémentaire doit être formulé clairement. Il convient en outre de dater et de signer le document. Conservez-le à votre domicile avec vos directives anticipées et pensez à informer votre entourage personnel.

En principe, personne n’est tenu d’établir des directives anticipées. En l’absence d’un tel document, la « volonté présumée » s’applique en cas d’incapacité de discernement. La loi sur la protection de l’adulte révisée, entrée en vigueur le 1er janvier 2013, réglemente l’application des directives anticipées à l’échelle nationale. Ces instructions constituent un instrument d’autodétermination. Il s’agit, pour une personne capable de discernement, de consigner les mesures médicales auxquelles elle consent ou qu’elle refuse si elle devait perdre cette capacité à l’avenir. Les directives de l’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) exposent les éléments devant figurer dans les directives anticipées ainsi que les points à prendre en compte lors de leur rédaction et de leur mise en œuvre :https://www.samw.ch/fr/Ethique/Apercu-des-themes/Directives-anticipees.html

De manière générale, on peut affirmer qu’il est toujours judicieux de réexaminer vos directives anticipées si un changement décisif s’est produit dans votre vie.

Nous pouvons vous aider à formuler vos volontés de sorte qu’elles puissent être consignées dans des directives anticipées. Les ligues cantonales et régionales contre le cancer vous conseillent volontiers dans ce domaine.
https://www.liguecancer.ch/a-propos-du-cancer/soins-palliatifs/les-directives-anticipees/
https://www.liguecancer.ch/conseil-et-soutien/questions-sur-le-cancer/les-ligues-regionales-conseillent-sur-place/

La planification anticipée concernant la santé (ACP, de l’anglais Advance Care Planning,) permet de rédiger des directives anticipées élargies. En complément aux directives anticipées traditionnelles, l’ACP propose en particulier d’établir un bilan personnel et de définir sa propre conception de la qualité de vie. Les questions relatives à l’ACP ont été adaptées dans le contexte de l’épidémie de coronavirus et un document spécial a été mis à la disposition du public, sans prestations de conseil. Vous trouverez de plus amples informations sur le sujet sous https://www.pallnetz.ch/acp-nopa.htm (en allemand). Pour les Romands, il existe un document en français spécifiquement conçu pour la période de la pandémie à la page https://www.pallnetz.ch/acp-patientenverfuegungen.htm 

Les Ligues zurichoise et argovienne contre le cancer, de même que la Ligue des deux Bâles, proposent des consultations ACP. Vous trouverez de plus amples informations sous ces liens (uniquement en allemand) :
https://zuerich.krebsliga.ch/beratung-unterstuetzung/patientenverfuegung-plus-acp/ 
https://aargau.krebsliga.ch/angebote/beratung-und-unterstuetzung/patientenverfuegung-plus-acp/ https://basel.krebsliga.ch/beratung-unterstuetzung/patientenverfuegung-plus-acp/was-ist-acp/