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Ligue contre le cancerCoronavirus et cancer: questions et réponses

Coronavirus et cancer: questions et réponses

Vous trouverez ci-joint une liste de questions fréquemment posées par les personnes atteintes d’un cancer et par leurs proches concernant le coronavirus. Les questions sont classées par thèmes : «Vaccination», «Questions médicales», «Prévention», «Fumer», «Droit du travail» et «directives anticipées». Nous ne vous laissons pas seuls-es, notamment en cette période de «Social Distancing». Pour toute question, vous pouvez contacter par téléphone votre ligue cantonale ou régionale ainsi que la Ligne InfoCancer au 0800 11 88 11.

Les informations seront actualisées à intervalles réguliers (état 07 juin 2021).

Vaccination

De façon générale, la Ligue contre le cancer conseille aux personnes touchées par le cancer de se faire vacciner contre le coronavirus. Celles-ci doivent néanmoins toujours consulter l’oncologue traitant afin de prendre une décision et de déterminer le moment le plus opportun pour procéder à la vaccination, le cas échéant.

Les patients atteints de cancer qui suivent un traitement immunosuppresseur doivent-ils se faire vacciner ?
Les patients suivant un traitement immunosuppresseur peuvent également se faire vacciner. En l’état actuel des connaissances, ces patients peuvent toutefois moins bien répondre à la vaccination en raison de l’immunosuppression et développer une protection immunitaire insuffisante. Ils doivent eux aussi aborder la question avec leur médecin traitant avant d’entamer toute démarche de vaccination.

Les études aboutissent aux conclusions suivantes:

  • Infection: une grande partie des patientes et patients atteints d’un cancer a le système immunitaire affaibli. Pour l’heure, on ignore si cela induit un risque plus élevé de contracter le coronavirus; mais si cela se produit néanmoins, cela s’accompagnera de symptômes plus sévères, raison pour laquelle il est conseillé de se vacciner (cf. réponse à la question sur les complications sévères).
  • Complications: les personnes atteintes d’un cancer qui contractent le coronavirus souffrent plus souvent de complications sévères. Les facteurs suivants jouent un rôle: type de cancer, stade de la maladie, traitement, maladies associées ou âge.
  • Mortalité: les personnes atteintes d’un cancer suivant un traitement ou l’ayant achevé depuis peu et qui contractent le coronavirus présentent un risque accru de décès.
  • Complications directes: les vaccins ont été testés sur 20 000 personnes – ce qui représente un chiffre élevé. Aucune complication directe n’a été relevée spécifiquement chez les personnes atteintes d’un cancer. Swissmedic, l’organe d’autorisation et de surveillance des produits médicaux, a analysé les résultats des tests et jugé que les vaccins présentaient une sécurité suffisante.
  • Complications à long terme: personne n’est en mesure d’affirmer pour l’instant que le vaccin n’occasionne aucune complication à long terme. C’est pourquoi la Ligue contre le cancer recommande aux personnes concernées d’évaluer le risque avec leur oncologue : il s’agit de mettre en balance le risque de complications dues au coronavirus et, d’autre part, d’éventuelles complications à long terme dues au vaccin.

Des études révèlent une évolution de la maladie plus grave et une probabilité de décès supérieure chez ces patients par rapport aux personnes du groupe témoin qui ont été contaminées par le COVID-19 mais ne sont pas touchées par le cancer. Il faut cependant considérer ces résultats de manière nuancée : divers facteurs, tels que le type de cancer, le stade de la maladie, le traitement, les comorbidités ou l’âge, conditionnent aussi le risque de complications sévères.

Les quantités de vaccins étant dans un premier temps limitées, elles seront tout d’abord administrées aux personnes de plus de 75 ans ainsi qu’aux personnes souffrant d’une maladie chronique présentant le risque le plus élevé. Appartiennent également à ce groupe cible prioritaire les personnes avec une maladie cancéreuse en phase de thérapie active ou avec une tumeur hématologique maligne.

Dans certains cas (pendant un traitement, par exemple), il s’avère impossible ou peu judicieux de vacciner les patients atteints de cancer. Si les personnes vivant dans le même ménage se font vacciner, le risque de contamination peut alors être réduit pour ces patients. Les contacts proches (membres du même ménage) d’une personne vulnérable appartiennent, selon la stratégie vaccinale de la Confédération, au troisième groupe cible en matière de vaccination, tout comme les proches-aidants.

Les cantons sont responsables de la vaccination sur le terrain (par ex. centres de vaccination, équipes mobiles pour les homes de personnes âgées). La stratégie de vaccination et la procédure propres à chaque canton sont consultables sur le site internet de chaque canton.

Le site web ch.ch donne les contacts et informations des autorités cantonales sur une carte nationale pourvue de liens.

Maladie à coronavirus et cancer

Le nouveau coronavirus peut être dangereux pour les personnes de plus de 65 ans et pour celles qui souffrent déjà d’une maladie. Selon l’Office fédéral de la santé publique, les personnes atteintes des maladies suivantes sont particulièrement à risque (personnes vulnérables) :

  • l’hypertension artérielle ;
  • le diabète ;
  • les maladies cardiovasculaires ;
  • les maladies chroniques des voies respiratoires ;
  • une faiblesse immunitaire consécutive à une maladie ou un traitement ;
  • le cancer.

Les personnes touchées par le cancer, qu’elles soient en traitement ou guéries ou qu’elles viennent d’apprendre le diagnostic, ont souvent un système immunitaire affaibli, ce qui les rend plus vulnérables aux infections. Dans bien des cas, elles présentent d’autres pathologies qui augmentent encore le risque, comme l’asthme ou une maladie cardiovasculaire.

Malheureusement, on dispose actuellement de peu d’informations sur la façon dont les personnes atteintes d’un cancer réagissent au contact du nouveau coronavirus. Par ailleurs, la situation peut être très différente d’un patient à l’autre.

Les personnes atteintes d’un cancer appartiennent fondamentalement toutes au groupe à risque

Toutefois, chaque patient ou patiente ne présente pas le même risque de contracter l’infection au coronavirus et de développer des complications médicales sévères. Le risque d’infection et de complications médicales sévères dépendent – outre la maladie cancéreuse – de plusieurs autres facteurs, comme par exemple le type de cancer, l’organe concerné, le stade du traitement, l’âge et la présence d’autres maladies. Un autre facteur tient à l’état du système immunitaire, s’il est affaibli ou entièrement rétabli. 

Pour l’heure, nous disposons de trop peu d’expériences sur la manière dont les personnes atteintes d’un cancer, ou ayant survécu à un cancer, réagissent au coronavirus. C’est pourquoi les patientes et patients atteints d’un cancer ou après un cancer, ainsi que les personnes touchées une fois dans leur vie par le cancer, devraient fondamentalement se montrer prudentes (principe de précaution) et suivre les  Recommandations de l’office fédéral de la santé publique pour les personnes particulièrement vulnérables  afin d’éviter autant que possible tout risque d’infection au coronavirus. Les patientes et patients atteints d’un cancer devraient en tous les cas s’entretenir avec leur médecin traitant afin de ne pas remettre en cause le succès de la thérapie en cours. C’est avec les personnes ayant achevé leur thérapie que le médecin traitant peut le mieux évaluer le risque individuel.

Cela dépend ; il convient d’examiner chaque cas individuellement. Contactez votre oncologue par téléphone. L’équipe médicale pèsera le pour et le contre d’une interruption de votre chimiothérapie avec vous.

Les radiothérapies, les thérapies par anticorps ou les immunothérapies devraient si possible être suivies jusqu’au bout pour ne pas compromettre le succès du traitement. Vous devriez en tous les cas en discuter avec votre médecin.

En principe, ce n’est pas nécessaire. Un traitement contre le cancer déjà planifié ne devrait être repoussé que pour des raisons majeures. Contactez votre spécialiste médical par téléphone. En règle générale, les médecins évaluent pour chaque patient les bénéfices du traitement par rapport aux effets dommageables possibles  (effets indésirables, p. ex.). Pour cela, ils tiennent également compte du risque individuel de développer le Covid-19. Ce risque n’est pas le même chez toutes les personnes concernées ; il varie en fonction des conditions de vie, de l’environnement professionnel et des contacts personnels.

Une personne qui ne traite pas son cancer s’expose à un risque. Les malades dont le cancer est sous contrôle grâce à un traitement spécifique sont généralement moins sujets aux infections que ceux qui ne sont pas soignés efficacement.

Il est rare qu’une infection par le nouveau coronavirus ait des conséquences mortelles. On a toutefois constaté que les formes sévères de la maladie touchent essentiellement des personnes dont le système immunitaire est affaibli. De ce fait, vous devriez vous isoler en restant chez vous.

Vos organes étant affaiblis, vous présentez un risque particulier. Vous devriez par conséquent vous protéger en vous isolant chez vous.

Prévention

L’Office fédéral de la santé publique recommande les mesures suivantes :

  • Si vous exercez une activité professionnelle, vous devriez travailler uniquement depuis chez vous (télétravail).
  • Restez chez vous. Évitez les contacts directs avec les personnes qui ne vivent pas sous le même toit que vous.
  • Demandez à des amis ou à un voisin de faire vos courses et de les déposer devant votre porte.
  • Si vous devez vous rendre chez le médecin, allez-y en voiture, à vélo ou à pied. Si ce n’est pas possible, prenez un taxi.
  • Gardez une distance d’au moins 1,5 mètres avec les autres personnes.
  • Si vous présentez des symptômes (difficultés respiratoires, toux et fièvre), appelez immédiatement votre médecin ou un hôpital. Expliquez que vous appelez à cause du nouveau coronavirus et que vous avez un risque élevé de tomber malade. Décrivez vos symptômes.

Si vous ne vivez pas avec cette personne, abstenez-vous de lui rendre visite. Demandez-lui comment vous pouvez l’aider (en faisant ses courses, p. ex.). Utilisez le téléphone ou un autre moyen de communication pour rester en contact avec elle ; le maintien des liens par ce biais est bénéfique.

Le port du masque permet avant tout de protéger les personnes avec qui vous avez contact. Même si le masque n’offre pas une garantie de protection de 100%, il contribue à ralentir la vitesse de propagation du virus. Etant donné la capacité limitée des hôpitaux, il concourt donc de manière décisive à ce que le système de santé demeure fonctionnel. En outre, le masque perme de freiner la propagation des maladies saisonnières faisant actuellement leur apparition, par exemple la grippe.

Veillez néanmoins, en plus de porter le masque, à maintenir la distance de 1,5 mètre partout où cela est possible.

Le masque est obligatoire dans les transports publics, les avions et tous les espaces intérieurs accessibles au public. Par conséquent, partout où la distance de 1,5 mètre par rapport aux autres personnes ne peut être respectée et où il n’existe pas de séparation physique – comme par exemple du plexiglas, il faut porter un masque. Vous pouvez également consulter notre page d’information ici.

Fumer

On ne sait pas mais : Fumer augmente la fréquence de contact entre les mains et la bouche ce qui augmente le risque d’infections virales. Fumer a un effet défavorable sur le système immunitaire ce qui rendrait les fumeurs plus susceptibles aux infections virales (1). L’enzyme de conversion de l’angiotensine II (ACE2, présent à la surface des cellules) agirait comme récepteur au Covid-19 et serait ainsi une porte d'entrée du Covid-19 dans l'organisme humain. Des données récentes suggèrent que ce récepteur ACE2 est plus actif chez les fumeurs (2), ce qui les rendraient plus à risque d’infection au Covid-19 comparativement aux non-fumeurs. Cependant, les interactions entre la consommation de tabac et l’expression d’ACE2 semblent varier selon divers facteurs.

On ne sait pas mais: L’exposition à la fumée passive augmente le risque d’infections, notamment chez les enfants. Par conséquent, il est recommandé d’éviter d’exposer son entourage à la fumée passive, et ce en tout temps. Dans le cas de l’épidémie au Covid-19, les mêmes recommandations s’appliquent. L’exposition passive à l’aérosol des vaporettes existe aussi et n’est probablement pas sans risque.

On ne sait pas, mais: Le risque d’infections diminue après l’arrêt du tabac. Les fonctions pulmonaires peuvent aussi s’améliorer et des bénéfices cardiovasculaires apparaissent rapidement après l’arrêt. Plus l’arrêt est intervenu il y a longtemps (et tôt dans la vie d’une personne) plus la récupération est grande. Il se peut donc que les risques de complications de la maladie Covid-19 diminuent avec le temps écoulé après l’arrêt de tabac.

Ligne stop-tabac  0848 000 181 Les conseillères de la Ligne stop-tabac sont à votre écoute. Ils répondent volontiers à vos questions et vous apportent leur soutien. Profitez ainsi d’un suivi personnalisé et gratuit. La Ligne nationale stop-tabac est disponible en 10 langues https://www.stopsmoking.ch/fr/ligne-stop-tabac

Source : Nous avons développé les informations de cette page sur la base d'un FAQ "Covid-19 et tabagisme" élaboré par Unisanté à Lausanne.

 

 

Droit du travail

A compter du 18 janvier 2021, les employeurs ont le devoir d’instaurer le télétravail partout où cela est possible en fonction du type d’activités et pour autant que cela n’exige pas un investissement disproportionné. Si le télétravail ne peut pas être mis en œuvre, l’employeur est tenu de protéger les personnes vulnérables aussi bien qu’elles le seraient si elles travaillaient à la maison. Si une telle protection n’est pas possible, il doit les libérer de leurs tâches et continuer de leur verser le salaire. Il existe un droit à une allocation pour perte de gain Coronavirus. L’employeur peut exiger un certificat médical (voir question « Comment procéder si je suis une personne vulnérable ? »

Expliquez à votre employeur que vous êtes une personne vulnérable. Vous êtes en droit de refuser d’accomplir vos tâches si les mesures de protection ne sont pas remplies. Votre employeur peut demander un certificat médical à votre médecin ou psychothérapeute. Demandez à votre médecin de vous établir un certificat médical décrivant les dangers spécifiques et la capacité de travail en relation avec le Covid-19 (et en laissant de côté les autres aspects concernant la santé). Dans la situation où l’employé-e refuse d’accomplir les tâches qui lui incombent, le certificat médical doit donner un avis professionnel et objectif. Si l’employeur a des doutes sur le certificat médical, il peut requérir un examen par un médecin-conseil.

En cas de désaccord avec votre employeur, vous pouvez vous adresser au tribunal compétent (en première instance, le tribunal des prud’hommes). Vous trouverez davantage d’informations sous :

https://www.seco.admin.ch/seco/fr/home/Arbeit/Personenfreizugigkeit_Arbeitsbeziehungen/Arbeitsrecht/Arbeitsstreitigkeiten.html

Pour signaler des abus en matière de protection de la santé, vous pouvez vous adresser aux autorités cantonales, soit à l’inspection du travail cantonale.


Rappelez à votre employeur son devoir d’assistance. Il est tenu de prendre les dispositions nécessaires pour protéger la santé de son personnel. Si le télétravail est possible, votre employeur devrait l’autoriser. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) recommande expressément de travailler depuis chez soi.

Si les dispositions prises pour vous protéger d’une contamination sur votre lieu de travail sont suffisantes, vous devez continuer à vous y rendre. Discutez avec votre employeur pour trouver une solution qui vous satisfasse tous les deux.

Si vous avez des symptômes tels que toux (toux sèche, irritative), maux de gorge, essoufflement et/ou fièvre, sensation de fièvre, douleurs musculaires, restez chez vous et évitez les contacts avec d’autres personnes. L’Office fédéral de la santé publique a publié une fiche d’information sur l’auto-isolement. Vous pouvez mettre fin à celui-ci 48 heures après la disparition des symptômes, pour autant qu’au moins dix jours se soient écoulés depuis les premiers signes de l’infection.

Informez votre employeur que vous êtes en auto-isolement. Vous devriez toucher les mêmes indemnités qu’en cas de maladie.

Directives anticipées

La pandémie de Covid-19 amène de nombreuses personnes à s’interroger sur la maladie et la mort. Peut-être avez-vous songé vous aussi à ce qu’il se passerait si vous contractez la maladie ? C’est pourquoi nous souhaitons vous communiquer quelques informations au sujet des directives anticipées (et du mandat pour cause d’inaptitude). Elles ont été élaborées avec l’aide d’experts de la Ligue contre le cancer, de la Croix-Rouge suisse et de Pro Senectute.

En cas d’infection par le coronavirus, pneumonie et détresse respiratoire ne surviennent que dans des cas sévères. Les groupes à risque y sont beaucoup plus exposés, en particulier les personnes souffrant d’une maladie chronique ou d’une affection grave (maladie cardiaque ou pulmonaire, diabète, cancer, p. ex.). Bien souvent, la personne atteinte du virus pourra faire part de ses volontés concernant le traitement à ses proches et à l’équipe médicale. Il est cependant utile de s’interroger dès à présent sur les soins médicaux que l’on souhaite recevoir si une telle situation devait se présenter. Les principales décisions à prendre concernent en l’occurrence le souhait ou le refus d’une hospitalisation ainsi que le souhait ou le refus de placement en réanimation avec assistance respiratoire. L’établissement de directives anticipées permet de clarifier les choses, afin que les volontés de chacun puissent être respectées en cas d’urgence.

Si vous réfléchissez à vos souhaits et besoins concernant les traitements à administrer et que vous aimeriez consigner ceux-ci dans des directives anticipées, parlez-en à vos proches ou à votre entourage. Vous pouvez également en discuter (par téléphone) avec votre médecin traitant ou un conseiller d’une ligue cantonale ou régionale contre le cancer. Si des décisions devaient être prises le cas échéant, le fait d’avoir abordé le sujet au préalable est une grande source de soulagement, aussi bien pour le personnel médical que pour les proches.

Les personnes ayant déjà établi leurs directives anticipées peuvent reconsidérer leurs souhaits quant à un traitement médical intensif en lien avec une maladie infectieuse grave comme le Covid-19. Différentes possibilités s’offrent à vous et méritent que vous y réfléchissiez :

  • Aimerais-je bénéficier de soins médicaux intensifs illimités si je devais souffrir du Covid-19 ?
  • Voudrais-je aller à l’hôpital pour recevoir des traitements qui ne peuvent pas être prodigués à la maison (p. ex. afin de pouvoir traiter des symptômes lourds) ?
  • Pendant la crise du Covid-19, d’autres urgences ou situations nécessitant un traitement peuvent survenir. Est-ce que je désire éviter une hospitalisation si une prise en charge palliative est possible à domicile, dans une maison de retraite ou un établissement médico-social ?

Si vous avez déjà établi des directives anticipées mais parvenez à la conclusion que vous voyez les choses différemment quant aux mesures destinées à prolonger la vie en cas de maladie due au Covid-19, vous pouvez exprimer vos volontés sur une feuille complémentaire. Nous vous conseillons d’intituler ce document « Complément aux directives anticipées : instructions en cas de Covid-19 ».
Pour ce faire, vous pouvez télécharger la version courte des directives anticipées sur la page Internet https://www.pallnetz.ch/acp-nopa.htm (en allemand uniquement) ; les Ligues zurichoise et argovienne contre le cancer, de même que la Ligue des deux Bâles, s’appuient sur ce concept et peuvent vous apporter leur aide pour la rédaction de ce complément. Pour les Romands, il existe une version abrégée des directives anticipées en lien avec le Covid-19 en français à la page https://www.pallnetz.ch/acp-patientenverfuegungen.htm. Le contenu de la feuille complémentaire doit être formulé clairement. Il convient en outre de dater et de signer le document. Conservez-le à votre domicile avec vos directives anticipées et pensez à informer votre entourage personnel.

En principe, personne n’est tenu d’établir des directives anticipées. En l’absence d’un tel document, la « volonté présumée » s’applique en cas d’incapacité de discernement. La loi sur la protection de l’adulte révisée, entrée en vigueur le 1er janvier 2013, réglemente l’application des directives anticipées à l’échelle nationale. Ces instructions constituent un instrument d’autodétermination. Il s’agit, pour une personne capable de discernement, de consigner les mesures médicales auxquelles elle consent ou qu’elle refuse si elle devait perdre cette capacité à l’avenir. Les directives de l’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) exposent les éléments devant figurer dans les directives anticipées ainsi que les points à prendre en compte lors de leur rédaction et de leur mise en œuvre :https://www.samw.ch/fr/Ethique/Apercu-des-themes/Directives-anticipees.html

De manière générale, on peut affirmer qu’il est toujours judicieux de réexaminer vos directives anticipées si un changement décisif s’est produit dans votre vie.

Nous pouvons vous aider à formuler vos volontés de sorte qu’elles puissent être consignées dans des directives anticipées. Les ligues cantonales et régionales contre le cancer vous conseillent volontiers dans ce domaine.
https://www.liguecancer.ch/a-propos-du-cancer/soins-palliatifs/les-directives-anticipees/
https://www.liguecancer.ch/conseil-et-soutien/questions-sur-le-cancer/les-ligues-regionales-conseillent-sur-place/

La planification anticipée concernant la santé (ACP, de l’anglais Advance Care Planning,) permet de rédiger des directives anticipées élargies. En complément aux directives anticipées traditionnelles, l’ACP propose en particulier d’établir un bilan personnel et de définir sa propre conception de la qualité de vie. Les questions relatives à l’ACP ont été adaptées dans le contexte de l’épidémie de coronavirus et un document spécial a été mis à la disposition du public, sans prestations de conseil. Vous trouverez de plus amples informations sur le sujet sous https://www.pallnetz.ch/acp-nopa.htm (en allemand). Pour les Romands, il existe un document en français spécifiquement conçu pour la période de la pandémie à la page https://www.pallnetz.ch/acp-patientenverfuegungen.htm 

Les Ligues zurichoise et argovienne contre le cancer, de même que la Ligue des deux Bâles, proposent des consultations ACP. Vous trouverez de plus amples informations sous ces liens (uniquement en allemand) :
https://zuerich.krebsliga.ch/patientenverfuegung-plus-acp
https://aargau.krebsliga.ch/angebote/beratung-und-unterstuetzung/patientenverfuegung-plus-acp/ https://basel.krebsliga.ch/beratung-unterstuetzung/patientenverfuegung-plus-acp/was-ist-acp/