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Ligue contre le cancerCoronavirus et cancer: questions et réponses

Coronavirus et cancer: questions et réponses

Vous trouverez ci-joint une liste de questions fréquemment posées par les personnes atteintes d’un cancer et par leurs proches concernant le coronavirus. Les questions sont classées par thèmes : «Questions médicales», «Prévention» et «Droit du travail».

Les informations seront actualisées à intervalles réguliers (état 25 mars 2020).

Maladie à coronavirus et cancer

Le nouveau coronavirus peut être dangereux pour les personnes de plus de 65 ans et pour celles qui souffrent déjà d’une maladie. Selon l’Office fédéral de la santé publique, les personnes atteintes des maladies suivantes sont particulièrement à risque (personnes vulnérables) :

  • l’hypertension artérielle ;
  • le diabète ;
  • les maladies cardiovasculaires ;
  • les maladies chroniques des voies respiratoires ;
  • une faiblesse immunitaire consécutive à une maladie ou un traitement ;
  • le cancer.

Les personnes touchées par le cancer, qu’elles soient en traitement ou guéries ou qu’elles viennent d’apprendre le diagnostic, ont souvent un système immunitaire affaibli, ce qui les rend plus vulnérables aux infections. Dans bien des cas, elles présentent d’autres pathologies qui augmentent encore le risque, comme l’asthme ou une maladie cardiovasculaire.

Malheureusement, on dispose actuellement de peu d’informations sur la façon dont les personnes atteintes d’un cancer réagissent au contact du nouveau coronavirus. Par ailleurs, la situation peut être très différente d’un patient à l’autre.

À la base, toutes les personnes touchées par le cancer appartiennent au groupe à risque, qu’elles soient en traitement actuellement ou déjà guéries ou qu’elles viennent d’apprendre le diagnostic. 

Les personnes qui ont subi une transplantation de moelle osseuse ou de cellules souches ou qui suivent un traitement qui mobilise ou affaiblit le système immunitaire de manière ciblée sont particulièrement sensibles aux infections.

Les personnes qui effectuent une chimiothérapie courent également un risque accru. Ce traitement détruit en effet non seulement les cellules cancéreuses, mais aussi les cellules souches de la moelle osseuse capables de se diviser. Cela entrave la production de globules blancs, qui jouent un rôle essentiel dans la lutte contre les infections dans l’organisme.

Cela dépend ; il convient d’examiner chaque cas individuellement. Contactez votre oncologue par téléphone. L’équipe médicale pèsera le pour et le contre d’une interruption de votre chimiothérapie avec vous.

Les radiothérapies, les thérapies par anticorps ou les immunothérapies devraient si possible être suivies jusqu’au bout pour ne pas compromettre le succès du traitement. Vous devriez en tous les cas en discuter avec votre médecin.

Vous pouvez le faire si le report de ces rendez-vous ne compromet pas le succès de votre traitement contre le cancer. C’est le cas par exemple pour le traitement de maladies chroniques évoluant lentement, un examen de contrôle ou un traitement complémentaire planifié, mais pas impérativement nécessaire. Vous devriez en tous les cas en discuter avec votre médecin.

En principe, ce n’est pas nécessaire. Un traitement contre le cancer déjà planifié ne devrait être repoussé que pour des raisons majeures. Contactez votre spécialiste médical par téléphone. En règle générale, les médecins évaluent pour chaque patient les bénéfices du traitement par rapport aux effets dommageables possibles  (effets indésirables, p. ex.). Pour cela, ils tiennent également compte du risque individuel de développer le Covid-19. Ce risque n’est pas le même chez toutes les personnes concernées ; il varie en fonction des conditions de vie, de l’environnement professionnel et des contacts personnels.

Une personne qui ne traite pas son cancer s’expose à un risque. Les malades dont le cancer est sous contrôle grâce à un traitement spécifique sont généralement moins sujets aux infections que ceux qui ne sont pas soignés efficacement.

Il est rare qu’une infection par le nouveau coronavirus ait des conséquences mortelles. On a toutefois constaté que les formes sévères de la maladie touchent essentiellement des personnes dont le système immunitaire est affaibli. De ce fait, vous devriez vous isoler en restant chez vous.

Vos organes étant affaiblis, vous présentez un risque particulier. Vous devriez par conséquent vous protéger en vous isolant chez vous.

Prévention

L’Office fédéral de la santé publique recommande les mesures suivantes :

  • Si vous exercez une activité professionnelle, vous devriez travailler uniquement depuis chez vous (télétravail).
  • Restez chez vous. Évitez les contacts directs avec les personnes qui ne vivent pas sous le même toit que vous.
  • Demandez à des amis ou à un voisin de faire vos courses et de les déposer devant votre porte.
  • Si vous devez vous rendre chez le médecin, allez-y en voiture, à vélo ou à pied. Si ce n’est pas possible, prenez un taxi.
  • Gardez une distance d’au moins deux mètres avec les autres personnes.
  • Si vous présentez des symptômes (difficultés respiratoires, toux et fièvre), appelez immédiatement votre médecin ou un hôpital. Expliquez que vous appelez à cause du nouveau coronavirus et que vous avez un risque élevé de tomber malade. Décrivez vos symptômes.

Si vous ne vivez pas avec cette personne, abstenez-vous de lui rendre visite. Demandez-lui comment vous pouvez l’aider (en faisant ses courses, p. ex.). Utilisez le téléphone ou un autre moyen de communication pour rester en contact avec elle ; le maintien des liens par ce biais est bénéfique.

Droit du travail

Vous ne pouvez pas vous mettre en arrêt de travail parce que vous risquez de contracter le coronavirus. La nouvelle ordonnance entrée en vigueur il y a quelques jours protège toutefois les personnes vulnérables. Si vous faites partie des personnes particulièrement à risque, votre employeur doit vous permettre de travailler depuis chez vous (télétravail). Si vous ne pouvez pas faire de télétravail et que votre place de travail sur place ne satisfait pas aux conditions d’hygiène et de distances sociale, il doit vous octroyer congé et continuer de vous verser votre salaire.

Faites valoir votre vulnérabilité auprès de votre employeur au moyen d’une déclaration personnelle. Il pourra exiger un certificat médical. Expliquez à votre médecin que vous n’avez pas besoin d’un certificat d’incapacité de travail, mais que vous faites partie du groupe à risque visé par l’ordonnance 2 COVID-19. Votre médecin établira un certificat médical ad hoc que vous pourrez remettre à votre employeur.

Rappelez à votre employeur son devoir d’assistance. Il est tenu de prendre les dispositions nécessaires pour protéger la santé de son personnel. Si le télétravail est possible, votre employeur devrait l’autoriser. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) recommande expressément de travailler depuis chez soi.

Si vous ne faites pas partie des personnes particulièrement à risque et souhaitez néanmoins travailler depuis chez vous, il convient d’examiner si votre employeur applique les directives de l’Office fédéral de la santé publique et remplit ainsi son devoir d’assistance. Si les dispositions prises pour vous protéger d’une contamination sur votre lieu de travail sont suffisantes, vous devez continuer à vous y rendre. Discutez avec votre employeur pour trouver une solution qui vous satisfasse tous les deux.

Si vous avez des symptômes tels que toux (toux sèche, irritative), maux de gorge, essoufflement et/ou fièvre, sensation de fièvre, douleurs musculaires, restez chez vous et évitez les contacts avec d’autres personnes. L’Office fédéral de la santé publique a publié une fiche d’information sur l’auto-isolement. Vous pouvez mettre fin à celui-ci 48 heures après la disparition des symptômes, pour autant qu’au moins dix jours se soient écoulés depuis les premiers signes de l’infection.

Informez votre employeur que vous êtes en auto-isolement. Vous devriez toucher les mêmes indemnités qu’en cas de maladie.

Si vous faites ménage commun avec une personne particulièrement à risque, vous devez tout mettre en œuvre pour ne pas la mettre en danger. D’un autre côté, toutefois, vous devez satisfaire à votre obligation de travail.

Si vous êtes dans ce cas, discutez avec votre employeur pour trouver une solution satisfaisante, adaptée à la situation.

Chaque employeur est tenu de protéger la santé de son personnel. Il ne doit pas l’exposer à un risque inutile et est tenu de prendre toutes les mesures de précaution nécessaires. Il doit par conséquent respecter les recommandations de l’Office fédéral de la santé publique. Cela implique par exemple qu’il informe son personnel du risque de contamination et qu’il veille à ce qu’il puisse se laver régulièrement les mains.

Si votre employeur ne respecte pas les consignes, vous devriez exiger qu’il le fasse.