Pourtant, elle n’a pas l’air d’une femme qui a besoin de beaucoup de pauses. Elle rit aux éclats, a les mouvements et le pas vifs. Avec quatre enfants âgés de 6 à 15 ans, pas le temps de s’ennuyer : Alessia, Adriana, Leano et Anna mettent de l’animation. Sans parler des animaux : trois chèvres naines, quatre chiens, cinq chats dans la maison et encore plus dans l’étable, quatre hamsters et le bétail sous contrat qui reste à la ferme quand il n’est pas à l’alpage durant l’estive. Pendant le récit de Najda, Jimmy, le bichon maltais, se faufile entre nos jambes. « Tout doux, Jimmely », fait-elle en riant et en prenant la petite chienne Moana sur les genoux.
Aussi engagée que possible
Comme si le travail à la ferme ne suffisait pas, Nadja s’engage dans le cadre du Passeport vacances de la région de Sargans ou de fêtes locales. « Je veux montrer aux enfants qu’on peut aussi aider gratuitement. Sans ce bénévolat, de nombreuses manifestations tomberaient à l’eau. » Souvent, elle emmène sa fille aînée Alessia avec elle. Lors de ces activités, elle parle ouvertement des répercussions de sa maladie et réclame des pauses. « Ma fatigue me met parfois en rage. Avant, j’avais tellement d’énergie. Cela me manque. »
Derrière la maison, c’est le paradis. Le regard se pose sur le Falknis et le Glegghorn. Leano est affalé sur une balançoire, sur l’autre, Adriana s’envole. Anna fait coucou à la fenêtre de la maisonnette de sorcière et Alessia coupe de la tresse. Les chèvres naines Luna, Willi et Maja broutent à quelques mètres de là.