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Ligue contre le cancerLigue vaudoise contre le cancerNotre journalEditorial

Editorial

Les progrès de la médecine entraînent de nouveaux défis dans leur sillage.

Le nombre de cancers diagnostiqués en Suisse a augmenté ces dernières années, mais le taux de mortalité lié à la maladie a diminué. Ces deux tendances de fond s’expliquent aisément : par le vieillissement de la population d’une part, par les progrès de la prise en charge médicale de l’autre.

Le milieu médical, Ken Porchet l’a côtoyé de près. Atteint d’un cancer du système lymphatique à l’âge de 14 ans, il n’oubliera jamais son combat contre la maladie et la lourde chimiothérapie qu’il a subie. Le cancer appartient désormais à son passé et il avance avec confiance dans la vie. Guéri depuis 8 ans, ce presque trentenaire fourmille de projets et s’investit en faveur de ceux qui, comme lui dans sa jeunesse, font aujourd’hui face à un lourd diagnostic. Il nous livre un portrait touchant (page 3).

Les progrès réalisés en Suisse dans la lutte contre le cancer sont réjouissants. On ne peut que saluer les avancées médicales qui augmentent les chances de survie des malades et leur apportent davantage de confort. Elles entraînent cependant dans leur sillage de nouveaux défis, thérapeutiques et sociaux.

Le développement des traitements anticancéreux oraux représente ainsi un enjeu thérapeutique majeur pour les patients. Ces gélules ou comprimés pris à la maison simplifient le quotidien des malades, tout en évitant les contraintes et les risques liés aux injections. Mais pour être efficaces et n’engendrer aucun effet délétère, ces médicaments doivent être consommés avec beaucoup de rigueur. Il faut respecter scrupuleusement les doses et le rythme d’administration recommandés. Le docteur Jérôme Berger, pharmacien chef adjoint à la Policlinique médicale universitaire de Lausanne, insiste sur la nécessité d’accompagner le patient vers le maximum d’autonomie possible dans la gestion de son traitement (page 6).

Un autre défi, d’ordre social, se pose suite à l’augmentation du taux de survie face au cancer : le suivi des patients sur le long terme, notamment sur le plan professionnel. Les malades se retrouvent pour la plupart dans l’incapacité de travailler, momentanément ou de manière définitive. Avec des conséquences financières directes et de lourdes démarches à entreprendre auprès des employeurs et des assurances sociales. La Ligue vaudoise contre le cancer (LVC) leur offre un soutien administratif dans les procédures qu’ils doivent engager (page 4). En parallèle, elle les accompagne sur le plan psychologique pour les aider à repenser et réaménager leur nouveau quotidien, désormais rythmé par la maladie.

Un quotidien que les bénévoles de la Ligue s’emploient également à améliorer par des visites à domicile, des appuis scolaires aux enfants dont les parents sont malades ou par des aides ponctuelles. Ils complètent ainsi de manière efficace le travail des collaborateurs de l’association. Les bénévoles sont encadrés et formés de manière pointue par la LVC : accompagner des personnes en situation de fragilité requiert doigté et savoir-faire (page 5).

Je profite de ces quelques lignes pour vous remercier chaleureusement de votre soutien. Il est capital et nous permet d’accompagner les personnes atteintes de cancer.

Anita DROZ, Directrice
Ligue vaudoise contre le cancer