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Ligue contre le cancerEnfants sans tabac – OUI le 13 février

Enfants sans tabac – OUI le 13 février

Le peuple suisse s’est exprimé en faveur de l’initiative « Enfants sans tabac » avec plus de 55 % des voix. Le résultat clair montre qu’un grand nombre de personnes en Suisse soutient cette revendication et s’engage personnellement pour la santé publique. Nous les en remercions.

La Ligue contre le cancer s’était engagée vigoureusement dès le début en faveur de l’initiative. Nous sommes très heureux que les enfants pourront désormais être protégés efficacement contre la publicité pour le tabac.

Le Conseil fédéral et le Parlement Mise ont maintenant la responsabilité d'assurer une mise en œuvre rapide.

La consommation de tabac est une cause majeure de cancer – et elle est évitable

Nous entendons protéger les enfants et les jeunes du tabagisme ! La mise en place de restrictions publicitaires ciblées est une mesure efficace car …

  • la publicité sur le tabac a un impact : lorsque les enfants et les adolescents entrent en contact très jeunes avec la publicité pour le tabac, ils se mettent plus tôt à fumer.
  • la vente de produits du tabac aux personnes mineures est interdite. Par conséquent, la publicité pour le tabac ne devrait pas atteindre les enfants et les jeunes.
  • il est déraisonnable d’exposer les enfants et les jeunes à la publicité sur des produits aussi néfastes que le tabac.

Les jeunes ne devraient pas fumer. En tant que société, nous devons les préserver de l’entrée dans le tabagisme.

Gilbert Zulian
Président de la Ligue suisse contre le cancer

   

Enfants sans tabac – ce que vous devez savoir

L’ensemble du corps médical et toutes les grandes organisations de la santé soutiennent cette cause !

Le tabagisme est le plus important facteur de risque évitable pour la plupart des maladies chroniques : cancers de différents types, maladies cardiovasculaires et des voies respiratoires, etc.

Chaque année environ 9500 personnes meurent des suites du tabac. En 2021, les décès dus au tabagisme étaient six fois plus nombreux que ceux causés par un accident de la route, la consommation de drogue, le sida ou un suicide.

Le cancer du poumon est la forme de cancer qui, en Suisse, fait le plus de victimes. Neuf cas de cancer du poumon sur dix sont liés à la consommation de tabac. Les substances cancérigènes contenues dans la fumée endommagent non seulement les poumons mais aussi le corps dans son entier. Par rapport aux non-fumeurs du même âge, les fumeuses et les fumeurs s’exposent également à un risque accru de développer d’autres cancers, par exemple cancers de la cavité buccale, du larynx, de l’œsophage, du pancréas ou de la vessie.

Le corps des adolescentes et adolescents est plus sensible aux dommages provoqués par le tabagisme que celui des adultes car il se trouve encore en phase de croissance. A cet âge, l’organisme et le cerveau n’ont pas achevé leur développement et le risque est alors plus élevé que les effets nocifs du tabac se répercutent sur les poumons, les os et le système sanguin. La cigarette a par exemple une influence directe sur la densité osseuse : ainsi, chez de jeunes fumeurs âgés de seulement 18 à 20 ans, on a pu constater une faiblesse des os induite par la nicotine.

La nicotine a un impact plus fort sur le cerveau des jeunes que sur celui des adultes. C’est pourquoi les adolescentes et adolescents sont davantage susceptibles de tomber rapidement dans une addiction au tabac.

Les jeunes femmes en particulier s’exposent à certains dangers spécifiques pour la santé : risque accru de thromboses, accidents vasculaires-cérébraux et infarctus.

Lorsque les jeunes commencent à fumer à l’adolescence, le risque s’accroît qu’ils souffrent dans leur vie future de séquelles au niveau du cœur et des poumons ou développent un cancer.

Commencer à fumer tôt fait perdre des années de vie !  Les jeunes qui se mettent à consommer du tabac dès l’âge de 14 ans peuvent voir leur espérance de vie réduite de plus de 20 ans par rapport aux non-fumeurs ou à celles et ceux qui commenceront à fumer à l’âge adulte seulement (espérance de vie diminuée de 13 à 14 ans environ).

21 % des jeunes de 15 à 19 ans fument occasionnellement ou régulièrement des produits du tabac. Il faut que cela cesse.

Des études montrent que plus de la moitié des fumeuses et fumeurs ont commencé à fumer avant 18 ans. Celles et ceux qui s’abstiennent de fumer jusqu’à 21 ans, au contraire, resteront non-fumeurs toute leur vie.

Il faut donc faire en sorte que le plus grand nombre possible de jeunes gens ne commencent pas à fumer. Pour une prévention efficace, il conviendra d’axer les efforts sur cet aspect.

Une fois que les jeunes se sont mis à fumer, ils trouvent toujours le moyen de se procurer les produits correspondants.

Ainsi, selon une récente étude de l’université de Bâle, l’introduction d’un âge de protection légal pour la vente de produits du tabac dans plusieurs cantons de Suisse ainsi que dans l’UE n’a guère engendré de diminution du nombre de jeunes fumeurs.

Nous ne demandons pas l’interdiction généralisée de la publicité sur le tabac. Les adultes sont suffisamment informés ; ils peuvent décider librement de consommer ou non les produits du tabac et ont conscience des effets (à court ou long terme) que ceux-ci peuvent générer.

Le tabagisme pèse sur la société du fait des dépenses consécutives élevées qui en résultent. Ainsi, les coûts de santé liés au tabac s’élèvent chaque année à 3 milliards de francs. Mais le tabagisme engendre également des coûts indirects : l’absentéisme temporaire ou permanent des collaboratrices ou collaborateurs entraîne des pertes annuelles de plusieurs milliards pour l’économie.

La perte économique engendrée ici pour la société est plusieurs fois supérieure aux gains qui échappent aux publicitaires et organisateurs d’événements du fait des restrictions publicitaires. D’autant plus que la publicité sur le tabac s’adressant aux seuls adultes demeure autorisée.

Et si les recettes de l’AVS diminuent, la baisse peut être compensée par les économies réalisées sur les coûts directs et indirects résultant du tabagisme.

Dans tous les cas, la protection des enfants et des adolescents est plus importante que les intérêts économiques.

La majorité parlementaire ne veut pas de loi sur les produits du tabac efficace pour la protection des jeunes. Ces hommes et ces femmes politiques font ainsi passer les intérêts de l’industrie du tabac et de la publicité avant le bien-être de nos enfants et de nos jeunes.

Le contre-projet n’est qu’un alibi : les types de publicité encore autorisés sont justement ceux qui touchent un grand nombre de jeunes.

La publicité dans les journaux gratuits, dans les kiosques, sur Internet et donc dans tous les médias sociaux ainsi que dans les festivals reste autorisée, c’est à dire précisément là où les jeunes sont. Même la distribution de gadgets publicitaires (souvent adressés aux jeunes) reste autorisée. Il n’y a que sur les affiches et au cinéma que les produits du tabac ne peuvent plus faire l’objet de publicité. De nombreux cantons ont d’ailleurs déjà interdit ce type de réclame.

En ce qui concerne la prévention du tabagisme, la Suisse occupe la dernière place en Europe. L’ensemble des Etats européens et la plupart des autres pays du monde vont plus loin que notre pays en la matière. Comparativement, les exigences de l’initiative populaire sont donc modestes.

En Suisse, le lobby du tabac exerce une grande influence sur la politique. Parmi les 80 pays pris en compte dans l’Indice international du lobby du tabac 2021, la Suisse occupe la peu glorieuse deuxième place.

   

Nous savons que les personnes qui ne fument pas avant l’âge de 21 ans ne commenceront probablement jamais.

Mirjam Weber

Mirjam Weber
Responsable « Conseil, offres et formation » et membre de la direction de la Ligue suisse contre le cancer

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