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Foire aux questions

La douleur est une expérience individuelle et subjective. Chacun la perçoit de manière très différente. La douleur est bien souvent la première raison qui pousse le patient à consulter un médecin.
Les douleurs aiguës ont une certaine utilité : elles signalent un risque d'altération des tissus ou de maladie. C'est pourquoi les médecins grecs disaient de la douleur aiguë qu'elle était le « cerbère de la santé ».
Il en va autrement des douleurs chroniques ; elles ne jouent plus le rôle de sonnette d'alarme, mais sont le plus souvent la manifestation d'une maladie déjà installée. Dans le cas des douleurs liées à une maladie cancéreuse, ce n'est souvent pas la tumeur en elle-même qui est douloureuse ; ce sont ses effets sur les tissus environnants
Les douleurs chroniques peuvent et doivent être traitées ; elles ne font que vous affaiblir et vous démoraliser en vous ôtant inutilement des forces dont vous avez absolument besoin.

Le cancer provoque des douleurs chroniques chez deux tiers des malades ; le tiers restant est épargné. Dans 90 % des cas, un traitement médicamenteux adéquat permet d'éliminer complètement les douleurs ou de les atténuer sensiblement. Toute personne atteinte de cancer a le droit de vivre autant que possible sans douleurs. Il ne sert à rien de souffrir en silence.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a élaboré des directives très claires pour le traitement moderne de la douleur :

Les médicaments doivent être administrés par voie orale (par la bouche) jusqu'à ce que les douleurs soient sous contrôle. 

Les médicaments doivent être administrés à intervalles réguliers, c'est-à-dire avant que les douleurs ne réapparaissent ou avant qu'elles n'atteignent une intensité insupportable.
L'administration suit un schéma thérapeutique en trois phases, les antalgiques étant répartis en trois classes en fonction de leur action.

Pour traiter la douleur, il faut toujours commencer par l'évaluer aussi précisément que possible. Notre questionnaire peut vous aider à mieux observer et à mieux décrire vos douleurs. Il faudra alors trouver dans chaque cas particulier les médicaments qui soulagent le mieux et qui entraînent le moins d'effets indésirables. Une fois le traitement adapté à la situation, il importe de prendre les médicaments à intervalles réguliers, en respectant la bonne combinaison et le bon dosage. Pour compléter le traitement médicamenteux, on peut aussi appliquer des méthodes telles que l'acupuncture, l'hypnose, les massages, etc.

On trouve des médicaments antalgiques qui contiennent de l'acide acétylsalicylique (Aspirine®, Alcacyl®) ou du paracétamol (Panadol®, Dafalgan®) et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (Brufen®, Ponstan®). Ces préparations sont efficaces lorsqu'elles sont prises conformément aux indications du médecin. Selon les cas toutefois, il peut être nécessaire de prescrire des médicaments plus « forts », le plus souvent des opiacés (contenant de la morphine) ou des opioïdes (ayant les mêmes effets que la morphine). Il existe aujourd'hui d'excellents opiacés ou opioïdes qui sont bien supportés par les patients et qui ont une durée d'action de douze heures, voire de trois jours sous forme de patch (timbre adhésif).

Les anti-inflammatoires (Aspirine®, Alcacyl®, Brufen®, Voltaren®) provoquent souvent des troubles gastriques. Un traitement médicamenteux contre le cancer peut encore renforcer ces symptômes.
Pour éviter ou atténuer les effets indésirables, prenez les médicaments pendant ou après le repas, et jamais à jeun. Mangez lentement et buvez beaucoup d'infusions entre les repas.

En cas de prise d'opiacés ou d'opioïdes, il convient de prévenir systématiquement la constipation. Veillez à manger des aliments riches en fibres et buvez suffisamment d'infusions entre les repas. L'exercice physique permet aussi de lutter contre la constipation. Si nécessaire, le médecin vous prescrira encore un médicament laxatif.

Au début du traitement, certains opiacés ou opioïdes peuvent provoquer des nausées, des vomissements et de la fatigue. Le médecin vous prescrira également un médicament pour combattre ces effets indésirables. Ces symptômes devraient toutefois s'atténuer après trois à cinq jours. Demandez conseil au personnel soignant, au médecin ou au pharmacien si vous ressentez des effets indésirables avec les médicaments antalgiques.

Des recherches approfondies ont montré que ces médicaments n'entraînent que très rarement une dépendance en cas de prise prolongée (la probabilité est inférieure à 1 % dans le cas de traitement aux opiacés). Absorbés régulièrement sous forme de comprimés ou en continu à travers la peau (patch), les principes actifs de ces médicaments forts n'ont pas d'effet euphorisant et n'entraînent pas d’addiction. Il est possible en tout temps d'abandonner les médicaments à base de morphine en diminuant progressivement les doses jusqu'à l'arrêt du traitement.

Lorsqu'un patient ne prend des analgésiques que lorsque les douleurs deviennent insupportables, il devra prendre des doses plus élevées pour obtenir le même effet que s'il suit un plan thérapeutique déterminé. Par ailleurs, des doses plus élevées favorisent l'apparition d'effets indésirables et augmentent aussi le risque de dépendance ; en effet, une souffrance intense suivie d’un apaisement des douleurs engendre le besoin impérieux de reprendre le médicament qui soulage.