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Foire aux questions

Il est possible de soulager la douleur
Il est possible de soulager la douleur
© KLS

Qu'est-ce que la douleur ? Les douleurs ont-elles une utilité ?

La douleur est une expérience individuelle et subjective. Chacun la perçoit de manière très différente. La douleur est bien souvent la première raison qui pousse le patient à consulter un médecin.
Les douleurs aiguës ont par exemple une certaine utilité: elles signalent un risque d'altération des tissus ou l'imminence d'une maladie. C'est pourquoi les médecins grecs disaient de la douleur aiguë qu'elle était le « cerbère de la santé ».
Il en va autrement pour les douleurs chroniques: Elles ne jouent plus le rôle de sonnette d'alarme et de protection, mais sont le plus souvent la manifestation d'une maladie déjà installée. Dans le cas des douleurs liées à une maladie cancéreuse, ce n'est pas la tumeur en elle-même qui est douloureuse, mais ce sont ses effets sur les tissus de l'organisme (par exemple sur un nerf ou dans un os) qui provoquent des douleurs.
Les douleurs chroniques peuvent et doivent être traitées. Les douleurs chroniques non traitées vous affaiblissent, vous démoralisent et vous ôtent inutilement des forces.

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Toutes les personnes atteintes de cancer ont-elles des douleurs ?

Le cancer provoque des douleurs chroniques chez deux tiers des malades. Un tiers d'entre eux est épargné. Mais dans 90 % des cas, un traitement médicamenteux adéquat permet d'éliminer complètement les douleurs ou de les atténuer sensiblement. Toute personne atteinte de cancer a le droit de vivre autant que possible sans douleurs. Il ne sert à rien de vouloir les supporter en silence.

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Quelle est l'origine des douleurs associées au cancer ?

Le cancer est à l'origine de différents types de douleurs et tous les types de cancers ne sont pas associés à des douleurs. Il n'existe pas, à proprement parler, de douleurs du cancer. En effet ce n'est pas la tumeur en elle-même qui est douloureuse, mais ce sont ses effets sur les tissus de l'organisme qui provoquent des douleurs. Au cours de la maladie, des foyers indésirables - appelés métastases - peuvent se former dans d'autres organes. Ils sont également susceptibles de provoquer des douleurs.

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Qu'entend-on par traitement moderne de la douleur et comment traite-t-on les douleurs chroniques ?

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a élaboré des directives très claires qui s'appliquent au traitement moderne de la douleur :

Les médicaments doivent être administrés par voie orale (par la bouche) jusqu'à ce que les douleurs soient sous contrôle.
Les médicaments doivent être administrés à intervalles réguliers, c'est-à-dire avant que les douleurs ne réapparaissent ou avant qu'elles n'atteignent une intensité insupportable.
L'administration suit un schéma thérapeutique en trois phases, selon lequel les antalgiques sont répartis en trois classes en fonction de leur efficacité et de leur action.
Pour traiter la douleur, il faut toujours commencer par l'évaluer. Notre questionnaire peut vous aider à mieux observer et à mieux décrire vos douleurs. Selon les cas, il faudra trouver les médicaments qui soulagent au mieux le patient et qui entraînent le moins d'effets indésirables. Une fois le traitement adapté à la situation, il importe de prendre les médicaments en question en respectant la bonne combinaison et le bon dosage, et à intervalles réguliers. Pour compléter le traitement médicamenteux, on peut aussi appliquer des méthodes telles que l'acupuncture, l'hypnose, les massages, etc.

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Quels médicaments utilise-t-on pour traiter la douleur ?

Les médicaments antalgiques les plus courants contiennent soit de l'acide acétylsalicylique (Aspirine®, Alcacyl®), soit du paracétamol (Panadol®, Dafalgan®) ou encore des anti-inflammatoires non stéroïdiens (Brufen®, Ponstan®). Ces préparations sont efficaces lorsqu'elles sont prises selon la prescription du médecin. Selon le cas toutefois, il peut être nécessaire de prescrire des médicaments plus « forts », le plus souvent des opiacés (contenant de la morphine) ou des opioïdes (ayant les mêmes effets que la morphine). Il existe aujourd'hui d'excellents opiacés ou opioïdes qui sont bien supportés par les patients et qui ont une durée d'action de douze heures, voire de trois jours sous forme de patch (timbre adhésif).

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Quels peuvent être les effets indésirables d'un traitement de la douleur et comment peut-on les éviter ?

Les anti-inflammatoires (Aspirine®, Alcacyl®, Brufen®, Voltaren®) provoquent souvent des troubles gastriques. De plus, un traitement médicamenteux contre les tumeurs peut renforcer ces symptômes.
Quelques conseils utiles pour éviter ou atténuer les effets indésirables :
Prenez les médicaments pendant ou après le repas avec un grand verre d'eau, et jamais à jeun. Mangez lentement et buvez beaucoup d'infusions entre les repas. En cas de prise d'opiacés ou d'opioïdes, il convient de prévenir systématiquement la constipation. Veillez à manger des aliments riches en fibres et buvez suffisamment d'infusions entre les repas. L'exercice physique permet aussi de lutter contre la constipation. Si nécessaire, le médecin vous prescrira encore un médicament laxatif. Au début du traitement, certains opiacés ou opioïdes peuvent provoquer des nausées, des vomissements et de la fatigue. Le médecin vous prescrira également un médicament pour combattre ces effets indésirables. Ces symptômes devraient toutefois s'atténuer après trois à cinq jours. Demandez conseil au personnel soignant, au médecin ou au pharmacien si vous ressentez des effets indésirables avec les médicaments antalgiques.

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Les médicaments forts n'entraînent-ils pas une dépendance ?

Des recherches approfondies ont montré que ces médicaments n'entraînent que très rarement une dépendance en cas de prise prolongée (la probabilité est inférieure à 1 % dans le cas de traitement aux opiacés). Pris régulièrement sous forme de comprimés ou absorbés continuellement au travers de la peau (patch), les principes actifs de ces médicaments forts n'ont pas d'effet euphorisant et n'entraînent pas de toxicomanie. C'est pourquoi il est possible en tout temps d'abandonner les médicaments à base de morphine en diminuant progressivement les doses jusqu'à l'arrêt du traitement.

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Pourquoi faut-il prendre les analgésiques à intervalles réguliers ? Pourquoi ne pas les prendre seulement lorsque les douleurs deviennent insupportables ?

Lorsqu'un patient ne prend des analgésiques que lorsque les douleurs deviennent très intenses, il devra prendre des doses plus élevées pour obtenir le même effet que s'il suit un plan thérapeutique déterminé. Par ailleurs, des doses plus élevées favorisent l'apparition d'effets indésirables. Et la prise de doses plus élevées augmente le risque de dépendance ; en effet, une souffrance intense suivie par un apaisement des douleurs engendre un besoin du médicament concerné.

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