Lisbeth Jehli
Lisbeth Jehli, 40 ans, agricultrice. Atteinte d’un cancer de la peau il y a trois ans, elle va bien aujourd’hui.
Lisbeth Jehli
© Tina Steinauer
Etat juillet 2010
Chez nous tout va bien, les enfants sont heureux d’être enfin en vacances. Je me sens aussi très bien.
Etat avril 2010
En ce moment, je vais bien. J’ai passé le grand test sanguin auquel je dois me soumettre une fois par année, en plus des contrôles tous les quatre mois et tout est en ordre. Ces rendez-vous ne nous font plus peur: je suis très confiante et il y a tant d’autres choses qui nous occupent au quotidien.
Par exemple les jeunes veaux, le nouveau pasteur ou les soucis tout à fait normaux liés à la scolarité des enfants. Mon cancer est loin derrière nous.
L’été prochain, ce sera la première fois depuis longtemps que les petits ne participeront pas au «Zirkus Lollypop». C’est une offre géniale de la Ligue grisonne contre le cancer pour les enfants de familles frappées par le cancer. Pendant une semaine, ils montent un programme de cirque, puis ils nous le présentent. Cette activité a beaucoup plu aux enfants et elle leur a fait du bien. Et pour nous les parents, c’était aussi très important.
Cet été, nous allons pouvoir entreprendre quelque chose tous ensemble, puisque je vais si bien. C’est super.
Etat février 2010
«Quand la maladie a été diagnostiquée, les enfants étaient encore petits et nous nous apprêtions à reprendre la ferme des beaux-parents. Du coup, avec les primes maladie et la participation aux frais de traitement, nous n’arrivions plus à joindre les deux bouts. La Ligue grisonne contre le cancer nous a aidés à cette époque. Accepter ce soutien n’a pas été facile, mais nous n’avions pas d’autre solution.
Aujourd’hui, je vais de nouveau bien, et petit à petit, j’ai retrouvé mon énergie. Pendant la maladie, j’ai appris à ne me fixer qu’un seul grand objectif par semaine, mais avec mes trois enfants et la ferme, je n’arrive pas toujours à m’y tenir. Parfois, je me demande comment j’ai fait pour me ménager plus de temps, à moi et aux enfants, durant cette période. Cela me paraît déjà loin… Mais Dieu merci, la fatigue et l’épuisement lié aux médicaments et aux douleurs me paraissent désormais bien loin aussi. Avec la maladie, j’ai appris à prendre les choses les unes après les autres; elles viennent comme elles doivent venir. Je suis devenue plus philosophe, et je suis heureuse d’aller bien aujourd’hui.»