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Centrales nucléaires et cancer de l’enfant: l’étude CANUPIS

Fin 2007, les résultats d’une étude publiée en Allemagne ont suscité l’inquiétude: aux termes de celle-ci, les enfants vivant à proximité d’une centrale nucléaire ont un risque accru de cancer. En septembre 2008, une étude visant à analyser la situation dans notre pays a démarré sous le nom de CANUPIS.
Centrale nucléaire Gösgen
Centrale nucléaire Gösgen
© ImagePoint AG
La Ligue suisse contre le cancer et l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) ont mandaté ensemble une étude visant à déterminer si les enfants domiciliés à proximité d’une centrale nucléaire en Suisse ont un risque plus important de développer un cancer. Si cela devait être prouvé, l’étude examinerait aussi quels facteurs – rayonnement ionisant, champs électromagnétiques ou nuisances industrielles – peuvent être à l’origine de ce risque accru.

Le profil et les buts
L’étude CANUPIS («Childhood Cancer and Nuclear Powerplants in Switzerland») permet d’établir de manière différenciée l’éventualité d’un risque de cancer accru pour les enfants en Suisse:
  • Elle porte sur la totalité des enfants nés en Suisse entre 1985 et 2007.
  • Elle ne considère pas uniquement le lieu où les enfants malades du cancer vivaient au moment du diagnostic, mais aussi tous leurs domiciles antérieurs en remontant jusqu’à leur naissance.
  • Elle cherche aussi à déterminer les facteurs qui pourraient être à l’origine d’un risque de cancer accru (l’exposition aux radiations et d’autres influences liées à l’environnement comme les lignes à haute tension, les zones industrielles ou les routes à forte circulation).
Le financement
Le coût total de l’étude, qui se monte à 820000 francs, sera réparti pour moitié entre la Ligue suisse contre le cancer et l’OFSP. La part de l’OFSP est cofinancée par les deux producteurs d’électricité suisses Axpo et BKW. Ces deux groupes n’ont toutefois aucun moyen d’influencer la conception de l’étude ou sa publication.

La procédure
L’étude est menée par le Registre suisse du cancer de l’enfant, en collaboration avec l’Institut de médecine sociale et préventive de l’Université de Berne et le Groupe d’oncologie pédiatrique suisse (SPOG). La qualité scientifique et l’indépendance de l’étude sont garanties par un comité consultatif international. L’étude CANUPIS se déroulera sur deux ans et demi environ. Les résultats seront publiés en 2011.

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